Sur une idée de Bernie Sanders.
François Ruffin
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L'IA va-t-elle détruire des millions d'emplois ? L'IA Claude répond : « La désindustrialisation, c'était déjà une trahison. Alors est-ce que l'IA va faire pareil ? Honnêtement, oui. Et peut-être pire. » Voir la conversation avec Claude en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/WZXbb0VZEW
Le Premier ministre renonce à légiférer sur le Premier mai, et à rouvrir une bataille avec les syndicats. Nous saluons cette décision de concorde.
Je réponds à l'offre d'emploi : "République cherche Président ! H/F CDD 5 ans." Rendez-vous le 25 avril à Lyon pour l'entretien d'embauche ! -> https://t.co/VilVId2g2A https://t.co/GKWQPfRi89
"Libérer les énergies… des travailleurs !" Tribune à lire dans @TribuneDimanche : https://t.co/CScV9wNK63
La « main d’œuvre » demeure, pour nos dirigeants, une variable d’ajustement. Et non un bien précieux. Ce gigantesque gâchis productif doit cesser. "Libérer les énergies… des travailleurs !" Tribune à lire dans @TribuneDimanche : https://t.co/688NQdhjUV « Si t’es pas content, y en a cinquante qui attendent à la porte ! » C’est la phrase qui revenait, durant des décennies, sur la Zone industrielle d’Amiens et ailleurs. Ce temps, en est-on sorti ? En partie. En partie seulement. Après la crise Covid et les rumeurs de « Grande démission », avec les pénuries dans la soudure, l’hôtellerie, la restauration, est apparue une inflexion. Des chefs d’entreprise ont modifié leur discours, présenté des aménagements, pour attirer des talents. Mais pour les employeurs dans leur ensemble, pour le patronat, pour le Medef, pour le gouvernement, non, pas de changement : la « main d’œuvre » demeure une variable d’ajustement. Et non un bien précieux, une ressource limitée, et qui se raréfie pour cause de démographie. Nos dirigeants, politiques, économiques, produisent un gigantesque gâchis. Gâchis sur les jeunes, qui entrent sur le « marché du travail » par la pire des portes, par un parcours du combattant, stages, CDD, intérim, auto-entrepreneur, etc., comme s’il s’agissait de les écoeurer. Gâchis, à l’autre bout, chez les séniors, avec des sorties prématurées. Gâchis chez les femmes, lorsqu’elles deviennent mères, avec la « pénalité maternelle » sur leur carrière et leur salaire. Gâchis sur les étrangers, dont bon nombre pourraient travailler, mais qu’on empêche, qu’on entrave, qu’on enferme dans un labyrinthe de papiers. Ce gâchis, très concret, les « inaptes » en sont le sommet : 117.855 en un an, 117.855 salariés du privé ont été « licenciées pour inaptitudes ». C’est un formidable plan social, l’équivalent de toute l’industrie automobile, plus de cent mille personnes qui sont, chaque année, broyés physiquement ou psychiquement par leur travail. Mais cette donnée n’inquiète nullement les autorités, au contraire le ministère tient à nous rassurer : « Pas de hausse des délivrances d’inaptitudes ». Comme si elles n’étaient pas, déjà, à un niveau himalayen ! Et alors que, en vérité, elles ont doublé en une décennie. Tant pis, qu’importe : de la poussière d’humain qu’on met sous le tapis. C’est un symptôme, ce chiffre. C’est le symptôme, évident, d’un travail qui va mal, d’un mal-travail endémique. Qui pèse, estimait l’ancien ministre Xavier Bertrand, l’équivalent de 3 à 4% du PIB, plus de cent milliards d’euros : en arrêts-maladie, en allocations, en richesses non-produites, en cotisations non-versées. Car le travail ne s’est pas allégé, mais durci, intensifié, ces quarante dernières années. Et la France est en queue de peloton européen sur toutes les statistiques : accidents du travail, maladies professionnelles, consultation des salariés, etc. C’est le symptôme d’un mépris de l’Etat, des gouvernements. Certes, le temps d’un mouvement sur les retraites, le président de la République s’engage sur « un nouveau pacte de la vie au travail », mais qu’en advient-il ? Rien. Nous vivons une épidémie de burn-out, le « nouvel amiante », et que font les ministres ? Rien. Si, ils attaquent les salariés, les malades, sur les arrêts-maladie longue durée. Sans chercher la responsabilité de l’autre côté : de l’entreprise, de sa direction, de son organisation malade. Ce gâchis, c’est du mal-être, des souffrances, des drames parfois pour des individus : de se sentir inutile au monde, de ne pas y trouver sa place, ou plus simplement, plus communément, de mal faire son travail, d’en tirer moins de la fierté que de la souffrance. Mais c’est un gâchis, surtout, pour la société : comment relever les défis de notre pays, les défis productifs, démographiques, climatiques, sans un travail respecté, valorisé ? Avec un travail humilié, méprisé, dévalorisé ? Il y a dix ans, en 2017, candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron promettait de « libérer les énergies ». Et oui, il a bel et bien libéré les énergies… du Capital ! « Le dividende est roi », proclame Les Echos. Le patrimoine des 500 fortunes ? Il a doublé en une décennie. Les rachats d’actions ? Du jamais vu. Etc. Pour notre pays, en 2027, nous devrons libérer d’autres énergies : des travailleurs, des producteurs, d’un travail qui réclame, non d’être « dérégulé », « fluidifié », « flexibilisé », mais au contraire d’être organisé, d’être protégé. « Entre le fort et le faible, comme l’énonçait Lacordaire, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » De quoi en finir avec ce gâchis.
Chez Carrefour, le printemps silencieux de la location-gérance Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, j'interroge le ministre du travail et des solidarités : comptez-vous rester silencieux face au gigantesque plan social déguisé de la location-gérance dans la grande distribution ? Chez Carrefour, la location-gérance est devenue une spécialité maison depuis l’arrivée de M. Alexandre Bompard à la tête du groupe en 2017 : 52 000 salariés sortis du groupe, 80% des Carrefour Market et 40% des supermarchés et hypermarchés désormais franchisés. Que signifie pour les salariés un passage en location-gérance ? En moyenne 2 500 € en moins dans le porte-monnaie, entre l’intéressement, la participation, la sixième semaine de repos supplémentaire, les pertes liées aux heures de nuit, aux dimanches exceptionnels et aux jours fériés. La “franchisation” pèse aussi sur les muscles et les esprits. J’ai rencontré la semaine dernière Eric, réceptionnaire chez Carrefour depuis 32 ans, qui parcourt chaque jour entre 13 et 18 kilomètres dans son magasin passé récemment en location-gérance : “J’y ai déjà laissé mon dos, je suis en train d’y laisser mes jambes”. Les conditions de travail se dégradent rapidement, dans un secteur qui est déjà le premier pour les troubles musculo-squelettiques et le deuxième pour les accidents du travail. Estelle, passée à tous les postes chez Carrefour depuis 26 ans, me révèle : “On a dû faire venir un psy dans le magasin, les salariés sont à bout. Ils ne comprennent pas qu’il y a un Carrefour juste à 15 minutes en voiture où ils sont mieux payés”. En confiant la gestion de ses magasins et de ses salariés à de prétendus indépendants contre le versement de redevances, Carrefour passe du modèle de gestionnaire à celui de rentier. La désintégration du groupe est un pari “gagnant-gagnant” : disparition de la masse salariale et externalisation des risques commerciaux et sociaux d’un côté, hausse de 10% du cours en bourse en un an et de 5% des dividendes de l’autre. Et pour M. le PDG, une augmentation de 50% en un an avec une rémunération atteignant les 4,6 millions d’euros. Emmanuel Macron avait promis reconnaissance et rémunération à ces centaines de milliers de travailleurs essentiels. Depuis, ils n’ont eu que l’inflation et la détérioration de leurs conditions de travail. J’ai été alerté d’une nouvelle vague de magasins qui vont être passés sous franchise dans les prochains mois, chez Carrefour mais aussi chez Auchan et Casino. Monsieur le ministre, allez-vous enfin vous opposer à la location-gérance, à cette sous-traitance qui est maltraitance, en prenant des mesures pour garantir la protection des acquis sociaux lors du passage sous franchise, y compris après quinze mois ? https://t.co/rSKIYH9oNT
Non au passage en force sur le 1er mai ! Signez la pétition : https://t.co/ecmmMDccx9
République cherche Président ? Je vous donne rendez-vous à Lyon, samedi 25 avril, pour un meeting au format inédit : mon entretien d'embauche devant les Françaises et les Français employeurs ! 🔴 Toutes les informations : https://t.co/jJ7I7r1gqj https://t.co/gCkTvBNKQC
Le 1er mai est attaqué au nom des boulangers. Mais derrière, c'est déjà Valéo qui se glisse dans la brèche. La société a besoin de rites et de rythmes, de traditions, de temps communs. Que tout ne soit pas ravalé par la consommation et la production. https://t.co/fxp9bJUuYZ
Derrière le retour de la chasse aux arrêts maladie, le mal-travail ! Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, j'interroge la ministre de la Santé : sur les arrêts maladie, allez-vous enfin chercher la responsabilité chez les entreprises plutôt que chez les salariés, les malades ? Allez-vous faire entrer le burn-out dans le tableau des maladies professionnelles, que le broyeur devienne le payeur ? Sébastien Lecornu a récemment déploré une dérive des dépenses liées aux arrêts maladie : « Je ne parle pas des situations individuelles, évidemment, des Françaises et des Français qui sont touchés par la maladie, mais en macro, on a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie ». Et dans le viseur, malgré tout, malgré les précautions : les malades, les salariés malades. Avec la chasse aux arrêts maladies, la pression mise sur les médecins, la suspicion des complaisances, voire les « lundis matin » après la fête du week-end. Mais que disent les chiffres ? D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le service statistique du ministère de la Santé, les arrêts longs, de plus de 30 jours, représentent l’écrasante majorité des dépenses : 82% des indemnités (pour 25% des arrêts). A contrario, les arrêts courts, de moins de 8 jours, représentent 50% des arrêts mais seulement 4% des indemnités (et sont déjà frappés par les journées de carence). Quelle est la première cause de ces arrêts longs ? D’abord, les troubles psychiques. Suivi des troubles musculo-squelettiques. Puis viennent les cancers. Il est grand temps de renverser la responsabilité : non pas dénoncer la prétendue paresse des salariés, mais des organisations malades et qui rendent malades. Et s’attaquer, enfin, à cette épidémie, à ce « nouvel amiante » : le burn-out. J’interpelle la ministre de la Santé : le président de la République, sa première ministre de l’époque, avaient promis un « nouveau pacte de la vie au travail », mais rien, absolument rien n’est venu. Quand allez-vous, au moins, faire entrer les troubles psychiques dans le tableau des maladies professionnelles ? Que les broyeurs de salariés deviennent les payeurs. https://t.co/rZ8Qm07BBe
18 délégations de vote chez les députés macronistes, la plupart pour arrêts-maladie. 20% du groupe. Un taux nettement supérieur à l'absentéisme dans les entreprises (5%). Nous demandons un contrôle contre ce risque de fraude : s'agit-il d'arrêts de complaisance ?
Au kiosque à journaux, ce matin, Saïd et son accent de Téhéran : "N'oubliez pas les Iraniens ! Parce que nous sommes coincés entre les fous d'Allah et le fou de la Maison blanche ! Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis. Dites-le." https://t.co/8jN7Alab6b
Vous vous souvenez de 'Bruno Le Maire demande' ? On a désormais Roland demande, Maud demande, Serge demande... Tout le gouvernement qui supplie pétroliers et grande distribution. Plutôt que d'agir, avec des outils de régulation. https://t.co/S0Vk18pD64
100 000 personnes broyées chaque année par le travail, avec le burn out comme première cause. Qui paye ? Vous. Moi. Nos cotisations. L'assurance maladie. Pas les entreprises. Voilà la plus gigantesque fraude. Nous président, ce sera le principe broyeur-payeur ! https://t.co/q5ZlKiRGsq
Ce sont des menteurs ! Oui, on a bien des profiteurs de la guerre en Iran : 10 millions d'euros de surprofits par jour dans les poches des pétroliers, et autant en surtaxes dans les caisses de l'État. Et il existe des outils pour réguler ça. https://t.co/dIom1qIyEK
Record battu pour Boris, plombier, à la pompe à essence : 150 euros, et même pas le plein ! Parce que sa carte a bloqué ! L'équivalent de 4 heures de travail sur son chantier. Et qui en profite, à l'autre bout ? Les pétroliers, ici Total Energies, avec dix millions de surprofits par jour.
Retrouvez-moi dans la matinale de Sud Radio, demain à 8h15. https://t.co/a8oJlI9NKU
Paris Match, Bolloré, Mimi Marchand et compagnie ont choisi leur poulain. Le poulain a lui aussi choisi son camp : ce sera celui des princesses de sang royal, des descendantes de Louis XIV, du fric et de la jet-set. Un message envoyé aux ouvriers qui croient tenir un champion du peuple et qui auront un oppresseur.
"Arrêter la machine de guerre israélienne". Voilà ce que réclame le Premier ministre libanais, alors que son pays vient de subir de terribles attaques, avec cette nuit 182 morts et près d'un millier de blessés. Voilà à quoi la France devrait se consacrer d'urgence, en portant une voix d'indépendance, en réclamant des sanctions contre Tel-Aviv, en soutenant les poursuites pour crimes de guerre contre Benjamin Nétanyahou, en disant clairement que cet Etat n'est plus ni notre ami ni notre allié.
République cherche Président ! H/F CDD 5 ans. Logé, nourri, blanchi. Salaire : à déterminer. Grandes responsabilités. Entretien d'embauche : samedi 25 avril, 16h, à Lyon, Place Louis Pradel. https://t.co/HhxF5WiPlH https://t.co/Cik2z4wmwD
Voir le RN et Marine Le Pen copiner avec les profiteurs de crises ? Pas une surprise. Quand on gratte le vernis “antisystème”, on trouve le système. https://t.co/KV10EVLBlH
8 avril 1946. Il y a 80 ans, la France unifiait et nationalisait ses 2500 producteurs d'énergie. Avec des gains pour les salariés : statut et revenus. Pour les usagers : un coût de l'électricité divisé par deux. Et surtout, pour notre souveraineté. Malheureusement, cet outil, les libéraux de droite et de gauche l'ont cassé. Il nous faut le réparer, et aujourd'hui plus que jamais : un service public de l'énergie.
Les arrêts maladie longue durée, de plus d'un mois, augmentent. Mais à cause de quoi, de qui ? Les salariés malades ? Ou les entreprises qui produisent des burn-out en série ? Nous président, ce sera la logique du broyeur-payeur ! L'entreprise qui broie ses salariés doit payer. Aujourd'hui, c'est vous qui payez, c'est l'assurance maladie. Ça doit changer.
119 : Garantir une oreille bienveillante pour tous les enfants en danger Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, je souhaite alerter la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées : que comptez-vous faire pour que tous les enfants en danger puissent atteindre une oreille humaine bienveillante quand ils en ont le plus besoin ? “Ce matin, nous avons reçu l’appel d’un enfant de 13 ans au 119. Il vient de se faire frapper, il ne peut pas attendre. Vous l’imaginez tomber sur un serveur taper 1, taper 2 ?”. Le 119, ou service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (SNATED), est le seul numéro d’urgence ouvert aux enfants 24h sur 24, 7 jours sur 7. Il offre la possibilité à toute personne mineure ou majeure, victime ou témoin de violences physiques, psychologiques ou sexuelles, d’être prise en charge par une équipe d’une quarantaine d’écoutants formés pour recueillir la parole, conseiller, orienter. Ce numéro connaît depuis plusieurs années une forte augmentation des appels : plus de 250 000 en 2025, près de 700 par jour. En particulier, les mineurs sont de plus en plus nombreux depuis le Covid. Pourtant, l’entretien donné par Anne Morvan-Paris au journal Enfance & Jeunesse le 16 mars dernier inquiète. La directrice générale du GIP France Enfance Protégée y dévoile sa “feuille de route”. D’abord, remettre en cause l’ouverture du numéro la nuit en passant de deux personnes mobilisées à une seule, alors que 10% des appels sont passés la nuit, notamment depuis les Outre-mer. Il y a quelques années, on a ouvert le 3919, le numéro d’urgence pour les femmes victimes de violence, 24h sur 24, 7 jours sur 7. Et on voudrait faire le chemin inverse pour les enfants en danger ? Ensuite, remplacer le “pré-accueil”, les personnes chargées d’assurer une première écoute et de prioriser les appels, par un serveur interactif : “Taper 1 si vous êtes mineur, taper 2 si vous êtes majeur”. Enfin, expérimenter l’IA pour réaliser la restitution des appels. Cette possibilité devrait faire l’objet d’une discussion démocratique en interne pour assurer qu’elle soit à la fois au service des enfants et des écoutants. Cet avenir incertain alimente une situation de grande souffrance au travail. Les agents du 119 sont au contact quotidien de la souffrance et des victimes pour qui elle est sans doute la plus terrible : les enfants. Ils doivent désormais le faire dans des conditions dégradées : “On pleure, on n’est pas loin du burn-out, mais on doit toujours continuer à prendre les appels”. On promettait reconnaissance et rémunération à ces travailleurs essentiels, mobilisés pendant le Covid et qualifiés à cette occasion de “héros” par Adrien Taquet, le secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance. Mais depuis, ils n’ont obtenu ni prime Ségur, ni augmentation. Madame la ministre, que comptez-vous faire pour donner au 119 les moyens de traiter ces centaines d’appels quotidiens dans de bonnes conditions et permettre de garantir à tous les enfants en danger une oreille humaine bienveillante 24h sur 24, 7 jours sur 7 ? https://t.co/bQfJUnSq8p