5/6 N’oublions jamais le nom de Li Wenliang. N’oublions jamais non plus qui le fit taire et prit le risque de propager le virus en étouffant la vérité. Cette vérité qui doit être notre principale boussole en période d’ébranlement general. Ici comme ailleurs.
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
Activity
90 tweets since 2026-09-28
Tweets
4/6 Le 1er janvier au matin, Li et 7 de ses collègues furent interpellés par la police pour « propagation de fausses rumeurs ». Le 10 janvier, il développa les premiers symptômes du covid-19. Hospitalisé le 12, ce père d’un enfant de 5 ans succomba du virus le 6 février.
3/6 Photo d’un test à l’appui, il y affirmait que 7 patients ont été diagnostiqués positifs au coronavirus. Des screenshots de son alerte furent massivement partagés sur les réseaux sociaux. Les autorités chinoises décidèrent d’étouffer la vérité et d’en faire un ennemi public.
2/6 Le 30 décembre 2019, ce médecin ophtalmologue de 34 ans avait témoigné pour la première fois du coronavirus auprès d’un groupe d’anciens étudiants de l’école de médecine. Il fit part de ses découvertes à un groupe d’amis et de spécialistes sur WeChat.
1/6 Le premier lanceur d’alerte de la pandémie. Il y a tout juste 3 mois, le 1er janvier 2020, Li Wenliang fut arrêté par les autorités chinoises. Son crime? Avoir lancé l’alerte sur la nature et la dangerosité du Covid19. https://t.co/phqJxoawvB
@alexandrelege17 @adamlas7 Le MES sans mémorandum. C’est déjà quasi acté. C’est à dire sans les contraintes imposées à la Grèce.
Une voix salutaire nous rappelle que les politiques et les journalistes ne sont pas là pour « rassurer », que les premiers doivent dire la vérité et agir en conséquence et les seconds les questionner et vérifier qu’ils le font. A écouter. La vérité, boussole des temps d’orage.
François Sureau sur France Inter: les politiques et les journalistes ne sont pas là pour « rassurer », mais les premiers pour dire la vérité et agir en conséquence, les seconds pour questionner et vérifier qu’ils le font. Salutaire. A écouter et méditer.
« Nous n’avons rien contre vous, mais nous connaissons vos activités liées à la résistance et, pour pas que ça retombe sur le voisinage, vous nous voyez contraints d’alerter la Gestapo... »
Beau. https://t.co/vfqxwlCu4d
Le Texte. Arrêtons journaux intimes et élucubrations sur le « monde d’après », invectives redondantes et flatteries consternantes, juste quelques instants, le temps de lire, d’entendre, de digérer ces lignes. Merci, Florence Aubenas, d’exister et d’écrire. https://t.co/ZQ1L7GMHXC
RT @placepublique_: Place publique relaie l’appel à se rassembler pour construire une société résiliente @amisdelaterre @attac_fr @lacgtcommunique @ConfPaysanne @FsuNationale @greenpeacefr @oxfamfrance @UnionSolidaires @350 @AnvCop21 @Alternatiba_ @ccfd_tsolidaire @federationdal @FIDLnationalpic.twitter.com/o4FbtjOm9M
« Plus rien ne sera comme avant », mais on s’empresse de valider l’accord de libre échange avec le Vietnam en pleine crise... Le nouveau rapport à la mondialisation que tous promettent ne passe-t-il pas précisément par une réévaluation de notre rapport au commerce international?
Nous ne savons pas quand nous nous débarrasserons de ce virus, mais nous savons comment meurent les démocraties... https://t.co/p1m7XJxfUJ
Chaque pandémie a ses boucs emissaires, mais c’est quand même terrorisant de voir que les conseillers du leader de la première puissance mondiale vivent encore en 1349, quand on faisait des bûchers de Juifs pour vaincre la peste noire... https://t.co/y9D8j4XaHC
Ne pas tomber dans le piège de la propagande chinoise. https://t.co/ly8Q00pPBV
.@antoniocostapm et @sanchezcastejon ont eu raison d’exprimer publiquement leur colère. Rien ne saurait assez dramatiser le débat. Et la France a la bonne position. L’Allemagne est minoritaire, mais peut tout bloquer. On mesure mal dans l’opinion l’impact qu’aura cette décision.
Angela Merkel, plébiscitée pour sa gestion de la crise en Allemagne, fait face à l’Histoire au niveau européen: rejeter les coronabonds et la solidarité européenne porterait un coup potentiellement fatal à l’Union. C’est le moment de changer de disque. Ou de laisser crever l’UE.
L’échange des stylos, la proximité, rien ne va dans cette image... Nulle pandémie n’empêchera jamais un courtisan de baiser les pieds de son Roi.
@adamlas7 Immédiatement: activer le mécanisme européen de solidarité, mettre en place Eurobonds... Ensuite: un budget aux antipodes de ce que veut le club des pingres. Puis de nouveaux traités. Impossible de ne pas avoir de changements structurels profonds. Ça ne fonctionne pas.
La religion de l’égoïsme et le culte de la pusillanimité de certains gouvernements européens, Pays-Bas en tête, minent le projet européen. Si la solidarité européenne est absente ou faible lors de crises comme celle que nous traversons, à quoi sert l’UE?
Sens du timing parfait. Rassurez vous les amis: l’Europe ne sait peut-être pas produire des masques, mais elle championne du monde des dividendes versées aux actionnaires. https://t.co/wMOAHywTfG
Les citoyens ne sont évidemment pas tous médecins, et encore moins spécialistes des pandémies. Par contre ils ont tous une capacité de jugement. Et ont donc droit à la vérité. Simplement la vérité, qui est la meilleure des communications de crise. https://t.co/vRrJGZR1VU
En Corée du Sud ou en Allemagne, le dépistage massif est au cœur de la stratégie adoptée. Si c’est impossible en france faute de pouvoir produire ces tests, autant le dire au lieu de nous expliquer que c’est inutile. La vérité est toujours la meilleure communication de crise. https://t.co/CG3vDsZVnS
Il y a les soignants, d’abord. Mais aussi tous les autres agents de la fonction publique qui permettent à la société de tenir debout. Cette crise doit renvoyer le concours de bashing des fonctionnaires qu’était devenue la politique française dans les poubelles de l’Histoire.