Les annonces du sommet sont bonnes pour l’avenir de l’Union. Mais pour l’Ukraine, maintenant, pas grand chose. Comme si le sentiment d’urgence - si palpable depuis 15 jours - s’était évaporé dans les salons dorés de Versailles. Ce n’est pas ainsi que nous arrêterons le massacre.
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
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Après les milices de Kadyrov, Poutine ramène sur le sol européen les tueurs d’Assad. Par milliers. Si nos dirigeants ne sont pas capables d’augmenter les sanctions et l’aide à l’Ukraine, nous ne connaîtrons plus la paix en Europe.
.@TotalEnergies : après 16 jours de guerre, de bombardements d’hôpitaux et d’écoles, alors que vos principaux concurrents ont annoncé leur départ, vous continuez à vous gaver en Russie. Comme si de rien n’était. Vous êtes la honte de notre pays et de l’Europe.
Les annonces sur 2027 de la Commission européenne sont excellentes pour l’autonomie européenne à moyen terme, mais elles n’auront pas d’impact sur la guerre. Nous avons les moyens d’aller plus vite et de faire en sorte que les ménages les plus modestes ne paient pas l’addition.
Une large majorité des Allemands pour arrêter toute importation de gaz et de pétrole de Russie afin de ne plus financer la machine de guerre de Poutine. C’est une révolution mentale en Allemagne et partout en Europe. Les dirigeants doivent être à la hauteur de leurs peuples.
Comment peut-on être patriote et ne pas admirer, soutenir la résistance d’une nation, l’Ukraine, dont le seul crime est de vouloir vivre libre? Les ext droites européennes ne sont pas patriotiques, elle sont xénophobes et politiquement (souvent financièrement) asservis à Poutine.
Comment peut-on être patriote et ne pas admirer, soutenir la résistance d’une nation, l’Ukraine, dont le sej’ crime est de vouloir vivre libre? Les ext droites européennes ne sont pas patriotiques, elle sont xénophobes et politiquement (souvent financièrement) asservis à Poutine.
Lavrov: « nous n’avons aucun plan pour envahir d’autres pays, et nous n’avons d’ailleurs pas envahi l’Ukraine ». (Sic). Ce qui confirme donc qu’ils envahiront d’autres pays si nous ne les arrêtons pas en Ukraine. Toute faiblesse est une invitation à la guerre. https://t.co/qOkEu88ttO
RT @TheProgressives: Voted! The EU Parliament is stepping up the fight to counter hostile tactics, like disinformation and hybrid threats, used by foreign authoritarian powers like Russia to destabilise our democracies. @rglucks1 @SCHIEDER @pfmajorinopic.twitter.com/DF1nxiZmsT
8/8 Le prix de l’action est élevé, mais quel est celui de l’inaction? C’est la fin de la paix en Europe. Le débat vaut mieux que les démagogues se filmant devant une station essence. Assumons ce coût de façon socialement juste maintenant. Ou nous le paierons très cher plus tard.
7/8 Poutine est convaincu que nous refuserons de payer le moindre prix pour l’arrêter. Donc il ne nous prend pas au sérieux. Si nous ne lui montrons pas qu’il se trompe sur cela, nous aurons creusé la tombe des Ukrainiens. Et la nôtre à la suite de la leur.
6/8 La politique, en dernière instance, c’est cela: décider quel prix nous sommes collectivement prêts à payer, pour quoi et comment. La paix et la liberté en Europe ont un coût. Et il est possible de l’assumer de manière socialement et fiscalement juste. Alors faisons-le.
5/8 Si un grand groupe (du secteur de l’énergie principalement) voit sa capitalisation boursière monter de x% en 2022, on taxe 50 % de cette augmentation. Quoi de plus logique que de mettre à contribution ceux qui bénéficient d’une situation qui nous oblige à de telles décisions?
4/8 En temps de conflit, la solidarité est le ciment qui fait tenir la cité. Après échanges avec @gabriel_zucman , voici une proposition qui nous semblerait juste et efficace: mettre en place une taxe sur les augmentations de capitalisation boursière depuis le début de la guerre
3/8 Ces hausses devront être assumées par nos États, la mise à contribution des géants de l’énergie et, le cas échéant, le blocage des prix. Les ménages modestes ne doivent pas assumer ce coût. Le « quoiqu’il en coûte » de la pandémie doit valoir aussi pour la paix en Europe.
2/8 Contrairement aux sanctions déjà prises, mettre fin aux importations de gaz et de pétrole aura un coût élevé pour nos pays. Mais il n’y aura pas de pénurie immédiate. Les réserves existantes permettent de tenir des mois. Les hausses de prix sont le problème le plus pressant.
1/8 Les dirigeants européens réunis à Versailles font face à l’Histoire. Chaque jour, nos pays achètent à la Russie pour plus de 600 millions d’euros de gaz et de pétrole. Chaque jour, nous finançons la machine de guerre de Poutine. Il est possible de mettre fin à cette folie.
La paix et la liberté ont un prix. Demain à Versailles, les dirigeants européens devront prendre des décisions difficiles. S’ils ne les prennent pas, notre continent s’enfoncera plus encore dans la guerre. https://t.co/Lvuo9jjd0R
Poutine est un criminel de guerre. De Grozny à Marioupol, en passant par Alep, son règne est rythmé par ces bombardements d’hôpitaux. Nos États ont été lâches, aveugles pendant 20 ans face à ses crimes. Le moment est venu de le stopper. Et ça commence par ne plus importer son gazpic.twitter.com/nj7sd16h9L
Poutine est un criminel de guerre. Se Grozny à Marioupol, en passant par Alep, son règne est rythmé par ces bombardements d’hôpitaux. Nos États ont été lâches, aveugles pendant 20 ans face à ses crimes. Le moment est venu de le stopper. Et ça commence par ne plus importer son gazpic.twitter.com/nE5mRn1tky
Un hôpital pour enfants. Europe, 2022.https://twitter.com/antiputler_news/status/1501571545302511626 …
Les infos que nous recevons de Marioupol sont apocalyptiques. Des centaines de morts, les corps mis dans des fosses communes. Demain à Versailles, les dirigeants de l’Ue doivent impérativement passer à une autre étape des sanctions: la fin des importations de gaz et de pétrole.
11-La confrontation avec le régime de Poutine n’est pas une affaire de politique étrangère. Le conflit a déjà lieu chez nous, au cœur de nos démocraties. Toute faiblesse face à ce regime n’est donc pas seulement une faute géopolitique, c’est un renoncement à notre souveraineté.
La confrontation avec le régime de Poutine n’est pas une affaire de politique étrangère. Le conflit a déjà lieu chez nous, au cœur même de nos démocraties. Toute faiblesse face à ce regime n’est donc pas seulement une faute géopolitique, c’est un renoncement à notre souveraineté.
La confrontation avec le régime de Poutine n’est pas une affaire de politique étrangère. Le combat a déjà lieu chez nous, au cœur même de nos démocraties. Toute faiblesse face à lui est donc non seulement une faute géopolitique, c’est un renoncement à notre souveraineté.