Il faut analyser finement cette stratégie de conquête idéologique mise en place dans nos universités, qui lave les cerveaux de certains jeunes et que l’on est un certain un nombre à dénoncer depuis des années. Le choix des mots d’abord. Une sémantique guerrière (« armons-nous », « première ligne », « l’étincelle », « résistance ») drapée dans un discours qui prend soin d’éviter le concret pour permettre ainsi de se dédouaner, auprès de la Justice, des éventuelles accusations qui pourraient en découler. Pourtant, l’effet de cette propagande sur l’auditoire est le même. C’est la stratégie adoptée par Rima Hassan et consorts depuis des années, du « one by one » de cette dernière à la photo de la tombe d’un des organisateurs du massacre des JO de Munich de 1972 prise par le député LFI Thomas Portes, sur place. Les figures conviées, affiliées à des organisations terroristes, sont présentées comme des « résistants » dont « l’engagement » est glorifié. Stratégie d’inversion validée à l’unisson par l’auditoire quand il répond négativement à la question « condamnez-vous le 7 octobre ? », présenté ici comme « une résistance héroïque ». Ce passage continue toutefois une apologie du terrorisme, et donc une sortie de route dans la stratégie adoptée. La Justice doit donc sanctionner. Le vocable du Hamas, « de la mer au Jourdain », repris mot pour mot par des petits bourgeois. Le tout se déroule dans une université, où l’on est censé s’instruire, transformée ici en lieu de meeting aux accents islamistes et antisémites. Ils jouent avec les Lois de la République, surfent sur des ambiguïtés juridiques et profitent des lâchetés ou/et des complicités dans les directions de établissements pour diffuser cette propagande qui fabrique des petits fascistes par milliers. Leur responsabilité morale est et sera immense. Puisqu’ils jouent avec les Lois, les Lois ne doivent manquer aucune « sortie de roue ». Il faudra bien sûr répondre à l’urgence migratoire et sécuritaire. Le sursaut éducatif sera aussi l’un des enjeux majeurs des années et décennies à venir. Notre jeunesse aura besoin de s’armer de raison critique pour ne plus être perméable aux propagandes. Et que les Universités soient des lieux de savoir et non de propagande. Leurs dirigeants doivent en être responsables.