Ce post date de l’été 2020, quand nous étions bien seuls à alerter sur les dangers du protoxyde d’azote et agir contre ce fléau. Depuis, conforté hélas par les constats de terrain et par les études des sociétés savantes médicales, je n’ai cessé d’alerter et proposer des mesures nationales. Qu’en est-il 5 ans plus tard ? Quelles dispositions réelles et appliquées ont depuis été prises à l’échelle nationale ? Pourquoi le protoxyde d’azote inhalé n’est-il toujours pas considéré comme une drogue, et donc retenu comme une circonstance aggravante en cas d’accident ? Pourquoi certains continuent de le nommer gaz « hilarant », quand on voit les dégâts qu’il provoque ? Le gaz en question n’est pas « hilarant », il est mortel. Ce fut encore le cas ce week-end à Lille, où la vie d’un jeune de 19 ans a été fauchée à pleine vitesse, après un refus d’obtempérer, par un individu qui en aurait inhalé au volant. Il y a quelques mois, des bonbonnes étaient retrouvées dans le véhicule impliqué dans l’accident d’une extrême violence qui coûtait la vie à deux jeunes infirmières, sur l’autoroute, alors qu’elles se rendaient à leur travail. Les exemples sont hélas de plus en plus nombreux et rythment régulièrement notre actualité. A Cannes, nous continuons d’agir, avec les moyens qui sont les nôtres. Pas un jour et pas une nuit ne passent sans que des consommateurs sur la voie publique ne soient sanctionnés par la Police Municipale. Il en va maintenant aux autorités compétentes sur le Plan régalien de prendre enfin la réelle mesure du danger que représente ce gaz, sans quoi d’autres vies innocentes continueront d’être arrachées.