Si son propos met quelqu’un en colère qui l’agresse, le raisonnement tient-il toujours ? L’éternelle justification de l’injustifiable, le pathétique renoncement à ce qui fonde une démocratie et irrigue une république. Tranquillement dit (au passage, il serait peut-être temps qu’il sorte de la lecture de Bourdieu). La violence est ainsi justifiée et très clairement excusée (« je comprends que ») par « la colère ». Donc chaque règlement de compte est légitime. Et si demain il y a un pogrom, ou des violences contre des immigrés, ou un attentant, monsieur Haroun continuera-t-il de nous dire que c’est tout à fait compréhensible ?