Les rares images qui parviennent à émerger du black-out en Iran sont accablantes. Le régime des mollahs est en train de commettre un carnage. Plusieurs sources locales évoquent des milliers de morts, en quelques jours à peine. Khamenei et ses sbires devront répondre de leurs actes devant une Cour internationale, avec les bons qualificatifs. Où sont ceux d’habitude si prompts à sortir le mot « génocide » comme des automates ? Nul doute que l’on entendra à nouveau leurs voix s’hystériser à l’unisson si une intervention américaine devait advenir. Le président de la République aura mis une semaine pour faire entendre « la voix » de la France, qui sans surprise ne fut autre qu’un murmure, en six petites lignes aussi embarrassées qu’embarrassantes. Une question demeure à la lecture de cette déclaration laconique : qu’entend-il par « nous sommes aux côtés de celles et ceux (sic) qui les défendent » ? Comment cela se traduit ? Pendant que les faiblesses et les lâchetés nous mettent à côté de l’Histoire du monde, le peuple iranien se bat courageusement pour écrire la sienne.