Nommer une militante signataire de l'appel à la "convergence antiproductiviste", membre de la direction d'EELV jusqu'à fin 2025, opposante déclarée aux mégabassines et au "techno-solutionnisme", à la tête de la "mobilisation de la société", à l'OFB est une véritable provocation, notamment bien sûr à l'égard des agriculteurs. L'OFB concentre bien trop de pouvoirs sans contre-pouvoir, ce qui constitue pourtant la base de la l’Etat de droit. Cela aurait pu être un opérateur public impartial au service de la science et du dialogue. Il est devenu le bras armé d'une idéologie. Une agence d'État confisquée - « grâce » aux « gouvernants » dont les seules décisions sont de vider de sa substance l’action gouvernementale et de faire prospérer l’idéologie de la décroissance - par un camp militant, une agence dont il faudrait poser la question de l'utilité, du coût et de la suppression. On ne protégera ni le climat ni la biodiversité en agissant contre ceux qui travaillent la terre, préservent nos terroirs et nourrissent la nation. La décroissance est une impasse. L'innovation, l'investissement et un véritable partenariat avec les agriculteurs permettront de relever ce défi.