Au sommet sur le nucléaire civil, Emmanuel Macron a expliqué que l’atome est « clé » pour notre souveraineté, le climat et la compétitivité. Il a raison. Mais tout cela était déjà vrai en 2019 quand avec son gouvernement il fermait Fessenheim, abandonnait Astrid, programmait l’arrêt de 14 réacteurs. Il y avait même compétition au sommet de l’Etat pour le revendiquer ! Et quand nous étions un certain nombre à dénoncer cette tragique décision, le dénigrement était immédiat, sans autre argumentation qu’un supposé vent de l’histoire. Quand aussi à Bruxelles @fxbellamy et @ArnaudDanjean notamment y défendaient avec lucidité le droit des Etats membres à choisir librement leur mix énergétique, les députés du camp présidentiel votaient contre le nucléaire et en étaient aussi fiers que leurs mentors président de la République et premier ministre. Aujourd’hui, le Président se drape dans la « souveraineté nucléaire » après avoir été l’un de ses principaux fossoyeurs, tandis que la PPE3 continue de donner la priorité à des renouvelables massivement subventionnés qui forcent le parc nucléaire à des modulations coûteuses. Le changement de discours ne vaut rien s'il n'est pas suivi d'effets concrets. Pendant ce temps, la France - c’est à dire notre industrie, les services et l’agriculture, tous les ménages aussi - paie cher ses errements qui resteront l'une des plus grandes fautes politiques de notre histoire récente.