Hommage à Arnaud Frion, soldat Français mort pour la défense des intérêts de notre pays, ainsi qu’à ses frères d’armes blessés dans une attaque en Irak, menée par un proxy iranien. Nous devons être soudés, et le combat contre le terrorisme islamique ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. Or, comme sur le nucléaire, les mêmes causes produisent les mêmes effets : à force de dire tout et son contraire, la parole de la France au Moyen-Orient et au Proche-Orient n’est plus lisible ni audible. Emmanuel Macron menace par exemple le Hezbollah, après avoir choisi, à la suite de l'explosion du port de Beyrouth en 2020, d’ouvrir un canal politique avec ce même bras armé de l’Iran, alors que nos principaux alliés le classent comme organisation terroriste. Il a cru pouvoir transformer par le dialogue une milice islamiste qui n’a jamais eu d’autre objectif stratégique que la projection de l’influence iranienne et la destruction d’Israël. Cette inconstance a un prix : elle brouille notre position auprès des Libanais qui subissent la mainmise du Hezbollah et elle affaiblit notre crédit auprès de nos partenaires régionaux, qui ne comprennent plus quelle est la ligne de la France. Nous avons encore les moyens militaires et diplomatiques de peser dans la région, mais il n'est pas sérieux de renvoyer dos à dos un État démocratique et une milice armée au service de Téhéran. Une politique française sérieuse au Proche-Orient suppose de nommer clairement nos alliés, de désigner nos adversaires, et de tenir dans la durée une ligne claire envers le Hezbollah, qui est l’une des premières causes du malheur des Libanais. La place de la France est résolument à leurs côtés.