Condoléances émues à la famille de notre soldat mort, et vœux de rétablissement à ses frères d’armes blessés. Lucidité aussi sur la situation. Demander à un gouvernement libanais sans autorité et dont la légitimité est évanescente, qu’il « arrête immédiatement les coupables et prenne ses responsabilités aux côtés de la FINUL » confine soit à l’inconscience, soit au cynisme, soit à la lâcheté, soit aux trois à la foi. Il ne devrait pas être possible de s'en prendre sciemment à nos soldats sans s'attendre à une réaction implacable de la nation. Enfin, il est plus que temps de s’interroger sur le rôle, le bilan, les moyens de la Finul, son intérêt et son coût, notamment humain, pour la France, et ses résultats, y compris face à la milice militaro-terroriste du Hezbollah. Une force armée n’a pas vocation à rester spectatrice des événements, cible des attaques, impuissante et donc inopérante dans sa mission, dont d’ailleurs la finalité nous échappe de plus en plus. Tant que le Hezbollah, officine islamique de l’Iran, et que le régime des gardiens de la révolution seront en place, il ne pourra y avoir de paix réelle dans la région. Nos intérêts et nos principes doivent conduire l’Exécutif français à regarder cette réalité, et à agir - enfin - en conséquence.