geheim.land Twitter Profile Analyser
← @dupontaignan

Nicolas Dupont-Aignan

2024-10-27 19:49 reply

2/2 Il y a, pour ce qui est de la France, ce qui se passe dans une maison. La maîtresse de maison, la ménagère, elle veut avoir un aspirateur, elle veut avoir un frigidaire, elle veut avoir une machine à laver, et même, si c'est possible, qu'on ait une auto. Ça, c'est le mouvement. Et en même temps, elle ne veut pas que son mari s'en aille bambocher de toutes parts, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit. Ça, c'est l'ordre. Et la ménagère veut le progrès, mais elle ne veut pas la pagaille. Eh bien c'est vrai aussi pour la France : il faut le progrès, il ne faut pas la pagaille ! Or, le régime des partis, c'est la pagaille ! […] Entre monsieur Clemenceau et monsieur Paul Reynaud, c'est-à-dire de 1920 à 1940, on a eu quarante-sept ministères en vingt ans ! Voilà le régime des partis ! Alors naturellement, on a été battus, écrasés, en 1940 ! On n'avait rien préparé, on était divisé par les partis, on n'avait pas les armes nécessaires ! Vous me parlez d'un candidat, actuellement, du Front Populaire. [François Mitterrand, candidat de l’union de la gauche, qu’il doit affronter au second tour de la présidentielle] Hélas, moi, j'ai connu le Front Populaire ! Je vous dirais même qu'à cette époque-là, c'était en 1936, j'avais quelques idées sur la nécessité de rénover notre défense nationale, et je crois bien que l'expérience a prouvé que si on m'avait écouté, on aurait évité le désastre et on aurait probablement tué l'entreprise d'Hitler dans l'oeuf avant même qu'elle n'ait pu s'étendre. Enfin, j'espérais un peu que ce mouvement du Front Populaire, qui me paraissait être la nouveauté, la réforme, allait effectivement s'emparer aussi de la défense... Eh bien il m'a fallu bien déchanter ! Et finalement, le régime du Front Populaire, la majorité du Front populaire, la chambre du Front Populaire, le gouvernement du Front Populaire, ça a fini par le désastre de Sedan, l'abdication de la République et la capitulation devant l'ennemi ! Du reste, j'ai hâte de vous dire que si au lieu d'être ce gouvernement du Front Populaire, c'est-à-dire des partis du Front Populaire, ça avait été le gouvernement des autres partis, des partis conservateurs, ça aurait été probablement exactement la même chose. Les partis ne peuvent pas conduire la France ! C'est trop dur. Et c'est pourquoi, d'ailleurs, après mon retour, en 1945, quand les partis ont reparu (tous contre moi, bien entendu), moi parti, ils n'ont plus rien fait du tout, excepté vingt-trois crises ministérielles, et puis c'est tout ! Alors vous me dites, le personnage que vous citez, « il est le candidat de la gauche ». Mais pas du tout ! Il est aussi le candidat de la droite, je ne vous l'apprends pas ! Il est le candidat des partis, voilà la vérité ! Car tous les partis sont d'accord pour que De Gaulle s'en aille, naturellement, car De Gaulle une fois au loin, ils reprennent leur jeu et leur régime, quand bien même ils auraient été obligés de passer par le détour de l'élection du président de la République au suffrage universel, c'est-à-dire de la désignation de l'un d'entre eux, de leur homme, à la présidence de la République ! Ce qui fait que nous reviendrons directement au régime que nous avons connu et qui nous a coûté Dieu sait combien ! »