Vous avez reçu ce message de Telegram ? Ce n’est ni une théorie du complot ni un extrait de 1984 de George Orwell : le Sénat a bel et bien voté une loi pour forcer les applications à casser le chiffrement de vos messages. Une attaque directe contre votre vie privée. 1/ L’idée ? Créer une « porte dérobée » pour que la police puisse lire les messages chiffrés. Problème : une fois cette porte ouverte, elle ne sera pas utilisée que par la police... 2/ En effet : personne ne peut garantir qu’un tel accès ne sera pas exploité par des hackers, des puissances étrangères ou des criminels. Le chiffrement brisé, c’est la sécurité de tous qui s’effondre. 3/ Même des dictatures n’ont jamais osé aller aussi loin. Et pourtant, en France, c’est bien une majorité au Sénat qui a voté cette folie. C’est l’Assemblée nationale qui a évité la catastrophe — cette fois. 4/ Mais ce n’est pas fini. La Commission européenne pousse une nouvelle directive pour imposer ces portes dérobées à toute l’Europe. Bruxelles veut faire croire qu’on protège les citoyens en les surveillant tous. 1984 n’est plus une fiction. 5/ Telegram a été clair : s’ils doivent installer des portes dérobées, ils quitteront les pays qui l’exigent. Et ils ont raison. La liberté ne se négocie pas. 6/ Le chiffrement protège les citoyens honnêtes. Journalistes, avocats, médecins, familles, simples utilisateurs : tous ont droit à la confidentialité. 7/ Bien sûr, je soutiens pleinement la lutte contre les trafiquants de drogue, les terroristes et les réseaux mafieux. Nos policiers, nos juges doivent avoir les moyens d’agir. D’ailleurs, Telegram coopère déjà en transmettant les adresses IP et numéros de téléphone des suspects sur présentation d’une décision judiciaire valide. Mais affaiblir la vie privée de tous nos compatriotes n’est pas une solution. Quand un gouvernement veut lire tous vos messages, ce n’est pas la sécurité qu’il recherche. C’est le pouvoir absolu.