geheim.land Twitter Profile Analyser
← @dupontaignan

Nicolas Dupont-Aignan

2026-01-03 14:43 original

L’enlèvement du président vénézuélien et de son épouse par une puissance étrangère est un basculement grave. Si chaque État décidait désormais de capturer les dirigeants qu’il juge illégitimes, il n’y aurait plus ni droit international, ni souveraineté, ni ordre mondial, seulement la loi du plus fort. Les frappes et actions américaines au Venezuela posent une question majeure : jusqu’où une grande puissance peut-elle aller sans mandat, sans règles, sans limites ? Mais réduire la tragédie vénézuélienne à cette seule agression serait une erreur. Le pays était déjà ravagé de l’intérieur : hyperinflation, salaires indignes, économie détruite, services publics effondrés. Des millions de Vénézuéliens n’ont pas fui des interventions étrangères, mais l’impossibilité de vivre dignement chez eux. Les ingérences extérieures ne créent pas le chaos à partir de rien : elles exploitent des États affaiblis par des choix politiques désastreux. Le drame du Venezuela est donc double : un pouvoir qui a brisé son pays, et un monde redevenu brutal où l’intervention et l’enlèvement redeviennent des outils politiques. Accepter l’un ou nier l’autre, c’est renoncer à comprendre, et à défendre, l’idée même de souveraineté.