DOUBLE-DISCOURS : A peine l'intervention d'Emmanuel Macron à l'Ile longue terminée, le chancelier allemand a immédiatement annoncé sur X sa participation au groupe franco-allemand de pilotage de dissuasion nucléaire . Il a aussi affirmé vouloir la participation conventionnelle de l'Allemagne aux exercices nucléaires français avant la fin de l'année. En acceptant cela, Emmanuel Macron viole l'article I du traité de non-prolifération. Celui-ci stipule que « tout État doté d’armes nucléaires qui est Partie au Traité s’engage à ne transférer à qui que ce soit, ni directement ni indirectement, des armes nucléaires ou autres dispositifs nucléaires explosifs, ou le contrôle de telles armes ou de tels dispositifs explosifs ». De plus, le traité de Moscou de 1990 stipule que « Les Gouvernements de la République fédérale d'Allemagne et de la République démocratique allemande réaffirment leur renonciation à la fabrication, à la possession et au contrôle d'armes nucléaires, biologiques et chimiques. Ils déclarent que l'Allemagne unie respectera également ces engagements ». En offrant à l'Allemagne une participation à notre stratégie nucléaire, la France fait fi du droit international déjà bien peu respecté et nous entraîne dans un engrenage dangereux.