Trop d’entre nous sommes confrontés à des pénuries dans nos pharmacies. Que ce soit pour des médicaments courants et bien connus, comme pour des traitements vitaux, les délais sont parfois trop longs et l’accès, trop difficile. C’est inacceptable et nous déployons chaque jour des solutions pour résoudre ces difficultés. Mais il nous faut aller plus loin. Comme nous l’avait déjà enseigné la crise du Covid, déléguer à d’autres la production de nos produits pharmaceutiques essentiels est une impasse pour le pays. La solution de long-terme pour éviter les pénuries dans nos pharmacies, c’est bien de retrouver des usines. Et c’est ce que nous sommes en train de faire pour de très nombreux médicaments. Je me rends aujourd’hui en Ardèche, sur le site du laboratoire Aguettant où je viens faire des annonces majeures, qui concernent le retour de la production en France de médicaments essentiels à nos vies. Par exemple, l’amoxicilline, un antibiotique que beaucoup de familles connaissent bien : le groupe britannique GSK va investir 22 millions d’euros sur son site de Mayenne pour moderniser ses unités de production existantes, avec également un plan de recrutements. Au-delà des médicaments, ce constat d’une dépendance excessive est vrai, après 40 ans de désindustrialisation, pour trop de nos secteurs. La seule solution, pour nous, c’est donc de localiser en France nos filières stratégiques. C’est pour cette cause que nous engageons tous nos efforts depuis 2017, avec des résultats historiques dans les domaines de l’automobile ou encore de la transition énergétique. En six ans, nous avons enrayé et même inversé des décennies de déclin industriel. Et cela se traduit très concrètement par des bons emplois dans tous les territoires, comme les 3 000 emplois de la future giga-factory Prologium de Dunkerque. Voilà notre agenda et notre cap, que je défends aussi pour l’Europe : nous donner tous les moyens, en termes d’investissements, de réformes, et de compétences pour retrouver une industrie forte. Cette semaine, je continuerai à décliner ce chemin pour regagner de bons emplois, reprendre le contrôle de nos chaînes d’approvisionnement, inventer l’avenir. Dans le domaine de l’Intelligence artificielle, par exemple. Car je veux que la France soit championne en la matière et se positionne en pointe de cette nouvelle révolution industrielle. Demain au salon VivaTech, je ferai des annonces pour que nous accélérions sur le financement, la formation, la recherche. En Européens, nous devons aussi avancer pour réguler et maîtriser cette technologie, au service du progrès et de l’emploi. Je m’exprimerai également vendredi, quelques jours avant l’ouverture du salon du Bourget, sur la décarbonation de l’aviation notamment par les carburants durables, que nous allons produire chez nous. Oui, l’avion zéro émission est possible. Je veux qu’il soit français et européen. Et en attendant, produire chez nous des carburants durables nous permettra d’engager la bascule écologique, en demeurant souverain, maître de notre avenir. Le déclin industriel n’est pas une fatalité. Chaque jour, nous avançons et regagnons des forces, de l’indépendance, des emplois, des perspectives. Nous le faisons en restant fidèle à ce que nous sommes. Un pays de science et d’exploits. Un peuple de citoyens légitimement fier de son système de protection sociale et de sa force d’innovation. Un pays, surtout, qui refuse le déclin et reconquiert son destin. Non seulement pour retrouver des emplois détruits par le passé. Mais aussi et surtout pour mieux vivre, mieux produire, mieux nous déplacer, mieux créer, mieux nous soigner. Dans cet effort de toute la Nation, chacun a un rôle à jouer.