Que chaque enfant ait accès d’ici 2030 à un repas sain et nutritif à l’école chaque jour. Voilà notre objectif avec la Coalition mondiale pour l’alimentation scolaire dont le Sommet se tient à Paris. Où nous en sommes : Plus de 90 pays sont engagés dans cette Coalition qui compte plus de 100 organisations publiques et privées partenaires. Rattraper le nombre de repas scolaires servis avant la pandémie, c'était notre premier objectif. Nous y sommes arrivés. Près de 420 millions d’enfants dans le monde ont aujourd’hui accès à un repas par jour à l’école. C'est 30 millions de plus qu’avant le Covid. En France aussi, la pandémie a été un choc pour tant d'enfants privés d’école et donc de cantine. C’est pourquoi je me suis battu, et j’en suis fier, pour que nos écoles restent ouvertes le plus longtemps possible. Les enfants en France sont en Europe ceux qui ont perdu le moins de jours d’école à cause de la pandémie. Nous avons mené une politique résolue en donnant accès à la cantine pour 1 euro aux enfants des ménages modestes. Plus de 2 300 communes se sont engagées et depuis 2020, plus de 23 millions de repas ont été servis. J’ai souhaité accélérer en proposant une aide supplémentaire de l’État quand les cantines répondent à nos exigences de qualité et durabilité. Ensuite, j’ai voulu que les enfants puissent avoir accès à un petit-déjeuner gratuit. 250 000 élèves en ont bénéficié sur l’année scolaire 2022-2023. Ces petits-déjeuners, nous les déploierons massivement en Outre-Mer et dans les territoires les plus fragiles de l’Hexagone sur l’ensemble du quinquennat. Maintenant, ils nous faut aller plus loin en travaillant sur la lutte contre le gaspillage alimentaire et pour réduire notre empreinte carbone. Car oui, nous pouvons véritablement changer la donne : les plus de 7 millions de repas servis par jour en France dans nos cantines représentent à eux seuls 8% du gaspillage national ! Comment faire ? Nous avons interdit de rendre les denrées non consommées impropres à la consommation et obligé les prestataires à travailler sur leurs invendus. Je souhaite que nous allions plus loin dans toutes nos cantines, administrations et entreprises, avec des paniers-repas antigaspi à moins de 2 euros, sur des applications grand public, comme la française Hop Hop Food ou encore Too Good to Go. Je crois aussi que nous devons changer quelque chose dans notre rapport à l’alimentation, où la nourriture transformée est devenue une norme. Or il nous faut en quelque sorte réapprendre à privilégier la courgette à la barquette, c’est un enjeu de société. C’est pourquoi je souhaite qu’à partir de l’année prochaine, tous les enfants de France à l’école primaire enfilent leur tablier et préparent un repas pour leurs copains dans l’année. À chaque établissement de trouver les bonnes modalités. Je sais que certains le font déjà et je veux les saluer. Pour mettre en œuvre ces engagements, nous mettrons sur pied une « Équipe de France des cantines » composée de chefs, de personnalités engagées, d’acteurs privés et publics, pour que nos cantines soient à la hauteur de nos ambitions ! Enfin, et parce que l’alimentation des enfants est un enjeu planétaire, la France continuera d’encourager toutes les actions solidaires allant dans ce sens, notamment par ses financements au Programme alimentaire mondial, que nous avons triplés ces derniers mois et que nous maintiendrons à ce niveau historique. Et ce, toujours dans cette même logique, celle du Pacte de Paris pour les peuples et la planète : ne pas avoir à choisir entre lutte contre la pauvreté et protection de la planète. Merci à tous ceux qui agissent au quotidien pour que nos enfants puissent apprendre et grandir dans de bonnes conditions. Vous pouvez compter sur mon engagement.