Que demandent nos agriculteurs ? Ils veulent pouvoir produire une alimentation de qualité tout en vivant dignement de leur travail, de manière plus apaisée. C’est plus que légitime. Mes engagements à leurs côtés : Soutenir nos agriculteurs, c'est le sens des lois Egalim 1 et 2 qui protègent les revenus depuis 2018. Nous les ferons respecter intégralement. On le voit : certains distributeurs se sont organisés au niveau européen par des centrales d'achat et cherchent à contourner la loi française. Nous serons intraitables. Cela ne doit plus être possible. Il nous faut nous assurer qu'il n'y a pas de contournement de ce que nous faisons en France. Mettre en place un Egalim européen, je l'ai demandé à la Présidente de la Commission européenne aujourd'hui, dans le cadre de la revue stratégique qui vient d'être lancée. Nous sommes prêts aussi à modifier la loi pour améliorer les contrats tripartites entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs. Pour notre souveraineté agricole et alimentaire, nous serons toujours aux côtés de nos agriculteurs. Moins de normes, moins de paperasse : je mesure les contraintes pour nos agriculteurs et le temps perdu. Dans chaque préfecture, avec le chantier de la simplification mené main dans la main avec les agriculteurs, nous supprimerons les complexités. Point clé pour produire davantage dans notre pays aujourd'hui et demain : nous poursuivons notre politique d’aide à la transmission et l’installation des jeunes agriculteurs. Je sais que c'est important pour nos exploitants : nous avons obtenu cette année encore une dérogation sur les 4 % de jachère afin que des cultures puissent être faites sur ces surfaces. Soutenir nos agriculteurs, nous le faisons avec la Politique agricole commune européenne. Pour la France, les financements représentent 9 milliards d'euros par an. Ces aides essentielles sont versées beaucoup plus vite qu’il y a quelques années. Nous y veillons. Nous voulons une Europe plus forte et plus concrète pour protéger le revenu de nos agriculteurs. Nous sommes exigeants avec nos agriculteurs : ils produisent avec les règles les plus ambitieuses au monde. Les produits importés en Europe doivent être soumis aux mêmes règles. C'est la raison pour laquelle la France s’oppose et continuera de s’opposer à l’accord de libre-échange avec le MERCOSUR. Je l’ai dit très clairement à mes homologues. Nous renforcerons les règles et les contrôles pour que les productions qui utilisent des antibiotiques ou des pesticides interdits en Europe soient contrôlées et interdites. Toutes ces mesures, tous ces combats, sont au service de la souveraineté alimentaire européenne que je défends depuis six ans. Cette force sanitaire et agricole doit être mise en place au plus vite pour faire respecter la loi. Nous avons tous un rôle à jouer : j'encourage tous nos compatriotes à consommer local. Nous avons créé https://t.co/yVN3aO0axN pour vous y aider.