Avec la Présidente de la Commission européenne, la France partage une très vive désapprobation face à l’annonce de droits de douane horizontaux de 30 % visant les exportations de l’Union européenne vers les États-Unis à compter du 1er août. Cette annonce survient après des semaines d’engagement intense de la Commission dans des négociations avec les États-Unis, sur la base d’une offre solide et de bonne foi. Dans l’unité européenne, il revient plus que jamais à la Commission d’affirmer la détermination de l’Union à défendre résolument les intérêts européens. Cela implique notamment d’accélérer la préparation de contre-mesures crédibles, par la mobilisation de l’ensemble des instruments à sa disposition, y inclus le mécanisme anti-coercition, si aucun accord n’était trouvé d’ici le 1er août. Sur cette base, la France soutient pleinement la Commission européenne dans la négociation qui va s’intensifier, pour parvenir à un accord mutuellement acceptable d’ici le 1er août, afin qu’il reflète le respect que se doivent des partenaires commerciaux comme l’Union européenne et les États-Unis, aux intérêts partagés et aux chaînes de valeur intégrées.