Non, c'est plus compliqué. La “perpétuité incompressible” = perpétuité avec période de sûreté illimitée (pas d’aménagement possible pendant cette sûreté). Un réexamen PEUT être sollicité après 30 ans pour tenter de faire tomber la sûreté… puis, seulement ensuite, demander un aménagement. Dans les faits, c’est à deux étages et déjà le premier est rarissime. La CEDH exige qu’une porte théorique existe (réexamen), d’où ce jalon des 30 ans, mais celui-ci ne crée aucun droit à sortir. Concrètement : Date du verdict : 24 octobre 2025 Premier jalon : 24 octobre 2055 (30 ans). Ce n’est pas une libération, juste la première date à laquelle elle pourrait demander le relèvement de la période de sûreté. Ensuite seulement viendrait, éventuellement, une demande d’aménagement. Traduction concrète : si un jour elle sortait, ce serait au plus tôt vers 2058 ou 2059 — et plus vraisemblablement dans les années 2064-2065. Voire jamais au vu des précédents. Aujourd’hui, il y a eu zéro aménagement obtenu à date pour des cas similaires. Les dossiers comparables (Bodein, Fourniret, Aouissaoui, Abdeslam, Chiolo…) renforcent l’idée que la sortie reste hautement improbable même au-delà de 30 ans.