⚠️ LA HONGRIE BLOQUE LE PROJET DE PRÊT DE 90 MILLIARDS € DE L'UE À L'UKRAINE Ce vendredi 20 février 2026, la Hongrie a mis son veto à ce que l'UE prête cette somme phénomale à l'Ukraine, financée par l'émission d’une dette garantie par le budget de l'UE. Une telle décision requiert en effet l'unanimité des 27 États membres de l'UE. Le principe en avait pourtant été accepté en décembre 2025 par les 27 dirigeants de l'UE, comme une bouée de sauvetage pour le régime Zelensky au bord de la banqueroute. ⚠️ POURQUOI CE PRÊT DE 90 Mds€ ? Le prêt avait été alors conçu comme la solution de la dernière chance, après le refus de plusieurs États-membres d'utiliser les actifs russes gelés pour financer l'Ukraine. La Belgique, qui détient la majorité des actifs de la chambre de compensation européenne Euroclear, s'était totalement opposée à ce vol pur et simple des avoirs russes. Elle avait été rejointe dans cette opposition par l'Italie et la France, au nom de l'effet dévastateur qu'un tel vol aurait sur les placements financiers de tous les pays du monde en Europe. Certains pourraient retirer leurs fonds par peur d'être volés à leur tour. Cependant, lors de ce sommet de décembre 2025, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque n'avaient accepté d'aider l'Ukraine avec ce prêt spécial de 90 Mds € qu'à la condition expresse... qu'elles ne soient en aucun cas perdantes ! C'est-à-dire que, dans l'hypothèse quasi-certaine où l'Ukraine ferait défaut sur le paiement des intérêts ou sur le remboursement du principal, ce seraient les 24 autres pays de l'UE qui essuieraient l'intégralité des pertes... En outre, une décision unanime restait encore nécessaire pour permettre à la Commission🇪🇺 d'utiliser le budget de l'UE pour emprunter et prêter à l'Ukraine. C'est justement cette autorisation que la Hongrie vient donc de bloquer. Il faut noter qu'un autre prêt à l'Ukraine, du FMI celui-ci, pour un montant de 8 Mds€, est actuellement en cours de négociation et est subordonné à l'octroi du prêt de 90 Mds € de l'UE à Kiev. Il est donc bloqué lui aussi par le veto hongrois. ⚠️ POURQUOI CE VETO HONGROIS ? Au cours des derniers jours, le Premier ministre🇭🇺 Viktor Orbán a accusé Kiev d'avoir interrompu les flux de l'oléoduc "Droujba" ("Amitié" en russe), qui achemine du pétrole de la Russie vers la Hongrie via l'Ukraine. Il se trouve que ce gazoduc a été endommagé (par la Russie, selon Kiev), mais Orbán accuse l'Ukraine de ne pas effectuer les réparations nécessaires. Et il utilise le prêt de 90 Mds€ comme un moyen de pression sur Zelensky. Il l'a dit publiquement hier en ces termes : «Tant que l'Ukraine bloquera le gazoduc Droujba, la Hongrie bloquera le prêt de guerre ukrainien de 90 Mds €. Nous ne serons pas soumis au chantage !» Ces déclarations du Premier ministre🇭🇺 s'inscrivent dans un climat très dégradé entre Budapest et Kiev. Les médias d'Etat hongrois ne cessent en effet de répéter que les fonds🇪🇺 en faveur de l'Ukraine prolongent inutilement une guerre terriblement meurtrière, et cela au détriment des contribuables hongrois qui n'ont aucun intérêt en la matière. Sans ce prêt, l'Ukraine risque de connaître un effondrement financier au deuxième trimestre 2026. ⚠️ CONCLUSION Le veto de la Hongrie n'est pas définitif et Orbán nous a suffisamment habitués à des volte-face pour que l'on puisse anticiper qu'il le lèvera si l'Ukraine consent à faire les réparations demandées. Par ailleurs, ce veto intervient alors que la Hongrie se prépare à des élections en avril, qui pourraient voir la chute du Premier ministre Viktor Orbán. Les sondages et les medias pro🇪🇺 prédisent en effet que le parti d'opposition Tisza dirigé par Péter Magyar pourrait obtenir 10 points de plus que le parti Fidesz d'Orbán. Magyar,qui a travaillé 4 ans à la Représentation de la Hongrie auprès de l'UE et qui est eurodéputé depuis 2024, est réputé plus pro🇪🇺 que Orbán. Il pourrait donc assouplir la position de la Hongrie mais ce n'est pas si sûr.