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François Asselineau 🇫🇷

2026-03-28 10:43 original

🇺🇸 SOMBRES PERSPECTIVES ÉLECTORALES POUR TRUMP [3/3] Pour redresser sa popularité, Trump ne doit pas seulement sortir au plus vite de la guerre qu'il a si imprudemment provoquée. Il doit aussi enrayer - encore plus rapidement - la hausse continuelle du prix de l'essence à la pompe. Comme le révèle le tableau publié par The Independent, le prix de l'essence est en effet passé : ⛽️ pour l'essence Ordinaire - de 3,155 $ le gallon (3,8 litres) [soit environ 0,72 € le litre...] en moyenne sur l'année 2025 - à 3,981 $ le gallon en moyenne le 25 mars 2026 [environ 0,91 € le litre] ⛽️ pour l'essence Super - de 3,984 $ le gallon (3,8 litres) [soit environ 0,91 € le litre...] en moyenne sur l'année 2025 -à 4,867 $ le gallon en moyenne le 25 mars 2026 [environ 1,11 € le litre] ⛽️ pour le Diesel - de 3,606 $ le gallon (3,8 litres) [soit environ 0,82 € le litre...] en moyenne sur l'année 2025 - à 5,380 $ le gallon en moyenne le 25 mars 2026 [environ 1,23 € le litre] Ces prix, en gros moitié moindres qu'en France, nous paraissent encore incroyablement bas si on les compare aux prix français. Mais ce n'est pas la façon dont le perçoit le public américain, qui est habitué à consommer de l'essence très bon marché, et sans compter, depuis un siècle. Et le prix de l'essence est un enjeu majeur de politique intérieure aux États-Unis, encore plus qu'en France. Selon une enquête de l'AAA (Association Automobile Américaine) réalisée en 2022, le prix moyen national du gallon d'essence ordinaire est contraint par un seuil psychologique de 4 $ le gallon pour de nombreux consommateurs. Si ce seuil est franchi, la population américaine se retourne vivement contre le gouvernement fédéral. Trump et ses équipes le savent et observent avec inquiétude que ce prix moyen national du gallon d'essence ordinaire vient d'atteindre 3,981 $. Cette remise en perspective sur les attentes des consommateurs américains permet de comprendre pourquoi Trump est si désireux de lutter contre l'envolée des prix mondiaux du pétrole, laquelle est corrélée au blocage du détroit d'Ormuz, même si les États-Unis eux-mêmes n'importent quasiment rien via ce détroit. Elle permet de mesurer aussi à quel point les stratèges iraniens ont soigneusement repéré les talons d'Achille de l'Oncle Sam et les ont intégrés dans leurs ripostes à l'agression américano-israélienne. ========== CONCLUSION ========== Sous quelque angle que l'on examine le dossier (et je n'ai pas parlé ici des aspects militaire et géopolitique qui tournent l'un et l'autre au désavantage de Washington), on se rend compte que Trump s'est placé dans une situation très mauvaise, dont il doit se sortir au plus vite. Et même si cette sortie précipitée est présentée avec un narratif mensonger («les États-Unis ont gagné...»), elle court le risque de tourner à la débâcle politique et géopolitique pour Trump et pour les États-Unis. FA 28 mars 2026