🇮🇱 LA PROPOSITION DE LOI YADAN qui devrait être examinée à l'Assemblée nationale les 16 et 17 avril, prévoit 5 ans de prison et 45 000 € d'amende pour quiconque aura appelé «à la destruction d'un État reconnu par la République française», ce qu'il faut comprendre comme «la destruction de l'État d'Israël». ⚠️ Or TZIPI LIVNI, ex vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères🇮🇱 et ex-agent du Mossad, vient de déclarer que «NETANYAHOU EST EN TRAIN DE DÉSINTÉGRER L’ÉTAT D’ISRAËL». Faut-il en conclure que, si la proposition de loi Yadan était adoptée, un Français partisan de Netanyahou devrait être condamné pour «antisémitisme» puisque partisan d'un responsable politique œuvrant «à la destruction ["désintégration"] de l'État d'Israël» à en croire Tzipi Livni ? Ou faut-il en conclure que c'est Tzipi Livni elle-même et ceux qui pensent comme elle qui pourraient être condamnés par la loi Yadan, au nom de la lutte contre «une haine obsessionnelle à l'égard d'Israël, régulièrement délégitimé dans son existence et criminalisé», autre objectif que se propose cette loi ? --------------- CONCLUSION --------------- En bref, la proposition de loi Yadan risque d'ouvrir une Boîte de Pandore dans ses modalités d'application et d'interprétation. Elle pourrait en arriver à punir d'emprisonnement des Français, juifs ou non, -soit qui soutiendraient la politique de Netanyahou, jugée autodestructrice pour l'État d'Israël par ses opposants à la Knesset, -soit, a contrario, qui émettraient, à l'instar de Tzipi Livni, Yaïr Lapid, Meirav Cohen, Alain Finkielkraut, Élie Barnavi, etc., etc., des critiques extrêmement virulentes à l'encontre de la politique du gouvernement d'extrême-droite de Netanyahou. En bref, cette proposition de loi n'est pas raisonnable et risque tout simplement d'être inapplicable. https://t.co/aTuW2kzpkq