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François Asselineau 🇫🇷

2026-10-10 23:49 original

📉 𝗟𝗘 𝗦𝗨𝗜𝗖𝗜𝗗𝗘 𝗗𝗘𝗠𝗢𝗚𝗥𝗔𝗣𝗛𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖𝗘 Les dernières projections de l'INSEE confirment que la France connaît une chute historique de sa natalité. Le nombre annuel de naissances est tombé sous la barre des 645.000. https://t.co/tPLl1HWQDu ---- COMMENTAIRES ---- Plus cette tendance se prolongera, plus nous tomberons à des niveaux inconnus, en temps de paix, depuis des siècles. [note 1, note 2] Car le nombre de naissances le plus bas jamais enregistré en France l'a été durant la 2e Guerre mondiale. Il a atteint un point bas en 1942, autour de 575.000 naissances. Notamment en raison des milliers de prisonniers de guerre français retenus en Allemagne. Antérieurement, il faut remonter à 1800-1810 (sous Napoléon Ier) ou à la fin du XVIIIe siècle pour observer des nombres de naissances comparables ou inférieurs, mais dans un contexte démographique radicalement différent. Au XVIIe siècle, sous Louis XIV, la France comptait ,environ 20 millions d'habitants. Pour maintenir sa population face à une mortalité infantile colossale, le pays enregistrait alors près de 850.000 naissances par an. Ce nombre est à comparer aux 645.000 naissances d'aujourd'hui pour une population totale de 68 millions d'habitants, 3,4 fois supérieure à celle de Louis XIV. ⚠️ Le fait qu'une France trois à quatre fois plus peuplée qu'à l'époque de la monarchie absolue donne aujourd'hui naissance à moins d'enfants qu'au Grand Siècle illustre l'ampleur sans précédent de cette catastrophe démographique. Cette baisse structurelle a d'ailleurs provoqué un événement inédit en 2025 : pour la première fois depuis 1945, la France a enregistré un solde naturel négatif, le nombre de décès ayant dépassé le nombre de naissances. [note 2, note 3] --- Pour expliquer cette évolution catastrophique, que l'on retrouve peu ou prou dans les autres pays d'Europe de l'ouest, l'INSEE et les démographes avancent plusieurs raisons structurelles : 1. Contraintes matérielles et économiques • Crise du logement C'est le premier frein cité par les couples (54%). L'explosion des prix immobiliers contraint les jeunes ménages à reporter leur projet d'enfant, faute de pouvoir disposer d'une surface suffisante • Accès tardif à l'autonomie financière L'allongement des études et l'insertion professionnelle plus précaire retardent l'accès à un emploi stable (CDI), lequel est considéré par 34% des parents comme le prérequis indispensable avant le premier enfant. • Réduction des aides financières au premier enfant voulue notamment par François Hollande 2. Gestion journalière • pénurie de garde d'enfants • coût mensuel des modes d'accueil • pénalité de carrière pour les femmes 3. Mutations sociologiques • Recul de l'âge de la maternité L'âge moyen à l'accouchement s'établit à 31,1 ans en 2026 (contre 29,5 ans en 2001). Ce décalage réduit la fenêtre de fertilité biologique des couples et limite la probabilité d'avoir des familles nombreuses. • Désir d'enfant en baisse et refus de la parentalité. Une part croissante de la population (notamment "Génération Z") exprime un désir volontaire de ne pas avoir d'enfant. 4. Éco-anxiété et pessimisme face à l'avenir Un nombre croissant de jeunes adultes appréhendent négativement l'avenir : ⚠️Inquiétudes climatiques ⚠️Tensions géopolitiques ⚠️Risque de guerre avec la Russie ⚠️Situation de crise économique globale créeent un sentiment d'incertitude. Pour beaucoup, la question n'est plus seulement de savoir si l'on peut financièrement élever un enfant, mais s'il est même responsable de le mettre au monde dans la société de demain. --- CONCLUSION --- On remarquera que notre appartenance à l'UE, à l'euro et à l'OTAN porte OBJECTIVEMENT une responsabilité considérable dans la plupart des causes listées ci-dessus. ------- NOTES [1] [https://t.co/frTuxgoLIy](https://t.co/7rrtEq4cLi) [2] [https://t.co/gMMSo5aB6o](https://t.co/mf7ZY96vQV) [3] [https://t.co/xO3kKVCoHh](https://t.co/6eX3X0Yoxk) ==========