Mayotte. Visiblement il y a encore loin de la com’ à la réalité, à lire le reportage de l’AFP auprès des élus de l’Uncass présidée par @luccarvounas "Qu'est-ce qu'ils font?": plus de dix jours après le passage du cyclone Chido qui a ravagé Mayotte, des élus mahorais poussent un cri de colère face à "l'écart" entre les annonces de l'Etat et le manque criant d'aide sur le terrain. Certaines communes mahoraises n'ont toujours reçu aucune aide, ont constaté en chœur lundi des élus mahorais et réunionais lors d'une visioconférence organisée par l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas), à laquelle a assisté l'AFP. Personne ne nie la difficulté mais les moyens ne semblent pas à la hauteur du drame de majorais. Si l’hexagone était touché de la même façon, il est difficile de ne pas penser que les moyens seraient décuplés. "On voit que la mobilisation est là, mais ce n'est pas concret sur le terrain" Eau, denrées alimentaires, sa commune "n'en a pas vu la couleur", Faute de quantités suffisantes, la commune choisit "à qui on donne, à qui on donne pas", et a fermé ses centres d'hébergement d'urgence "car on n'a pas de quoi donner à manger aux familles" "Je ne comprends pas comment, près de dix jours après le cyclone, l'aide ne soit toujours pas là", c'est "une question de vie ou de mort". A 1. 435 km de Mayotte, c’est La Réunion qui est en première ligne pour assurer la solidarité. Un "pont maritime" a été mis en place pour acheminer l'aide depuis l'île, qui accueille les patients mahorais évacués. Mais il ne suffira pas de rendre hommage à la solidarité des réunionnais. il faut s’inquiéter avec @ebareigts des effets collatéraux sur l’île de la Réunion sur laquelle va se reporter la difficulté lorsque ceux qui ont tout perdu chercheront à émigrer pour survivre ou scolariser leurs enfants. Ces témoignages de désarroi doivent mobiliser la nation entière. Le patriotisme devrait conduire à un prélèvement exceptionnel sur les plus grandes fortunes en faveur de notre département le plus pauvre.