Comment un gouvernement désavoué par la rue israélienne, les sondages, réprouvé par l’ONU, une immense partie de la communauté internationale, peut-il prolonger ce que historiens, chercheurs, juristes, humanitaires, n’hésitent plus à qualifier de génocide ? Trump est évidemment une bonne part de la réponse. Mais aussi tous ceux qui maintiennent leur soutien inconditionnel, ou de faire de la réthorique pour relativiser les faits à un moment où l’urgence humanitaire appelle chacun à sortir de ses meubles. L’absence de sanctions, y compris le non respect du mandat d’arrêt international frappant Netanyahou sont autant d’encouragements qui lui sont prodigués. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.