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Olivier Faure

2026-01-08 20:28 original

Le 10 mai 1981, j’ai treize ans. Dans mon quartier populaire, la politique a quitté les écrans pour entrer dans la vie. Une joie bruyante, collective, physique. Ce soir-là, ce n’est pas seulement l’alternance qui se joue, mais la conviction que la vie va changer. 30 ans après la disparition de François Mitterrand, je ne convoque pas ce souvenir par nostalgie ni par argument d’autorité. C’est une méthode et une expérience qui nous rappelle que l’unité n’est jamais un confort, que le pouvoir n’est jamais un dû, et que gouverner consiste à tenir dans la durée, sans renoncer à l’essentiel. Cet héritage n’est ni un refuge ni un alibi, c’est une exigence actuelle. 1/2