geheim.land Twitter Profile Analyser
← @faureolivier

Olivier Faure

2026-09-01 17:54 original

Ce matin je visite une classe de CP : 24 élèves dont 4 en situation de handicap (autisme, trisomie, troubles du comportement). Sans accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), c’est mission impossible. L’occasion pour moi de rappeler leurs conditions de travail et de rémunération. J’ai rencontré cet après midi les représentants nationaux AESH de la SNUIPP/FSU. L’école inclusive repose sur les épaules de personnels précaires, pour la plupart en CDD pour 900 € par mois. Ils ont en charge entre 2 et 11 élèves, se partagent la semaine d’enfants qui plus que d’autres ont besoin de stabilité et d’un accompagnement . Ces AESH sont peu formés, (60 h au démarrage et ensuite à la discrétion des départements). Ils peinent à cumuler un second emploi pour des raisons horaires et parce que leurs missions ne sont pas stabilisées et qu’il est possible de les verser d’un établissement à un autre, sans délai de prévenance. Ce vagabondage qui détruit le lien avec les enfants est aussi une perte de sens pour les AESH. Le temps de leur reconnaissance institutionnelle est arrivé ! Après 20 ans d’existence (sous des appellations différentes), ils doivent être intégrés aux équipes pédagogiques, obtenir un statut qui leur permette d’être rémunérés pour les heures de préparation, de débriefing, d’auto-formation, de transport d’un établissement à l’autre…C’est à cette condition que le principe d’une école véritablement « inclusive » trouvera tout son sens .