Netanyahou et son armée ont déplacé de force les Palestiniens, au Sud de la bande de Gaza, à Rafah. Pour les parquer, à la frontière égyptienne. Pour filtrer l’aide humanitaire. Et pour les bombarder, les massacrer, en pleine nuit. Pour que le supplice des Gazaouis se poursuive le jour : les morts, la faim, les amputations sans anesthésie, les enfants qui pleurent leurs parents, les parents qui pleurent leurs enfants. Les images sont insoutenables. Quand la France a-t-elle haussé le ton ? Jamais. Quand la France a-t-elle proposé des sanctions ? Jamais. Et nous continuons à traiter les bourreaux en alliés. Il y a des silences qui valent complicité.