« Le droit légitime d’Israël à se défendre. » Ce matin sur Inter, François Hollande reprend le refrain de Macron et du G7. Et maintient sa position historique de soutien aveugle à Israël. Nétanyahou attaque, bombarde, tue des civils, élimine des dirigeants à Téhéran ? Voilà qui est présenté comme une « défense ». Lui espère que ces frappes vont « amener les Iraniens à la table des négociations ». Mais ils s’apprêtaient à s’y rendre, quand les coups sont tombés ! Mieux : Hollande dédouane le gouvernement israélien, et renvoie la faute exclusive à Donald Trump. Qui, dit-il, hésite, navigue à vue. Mais que fait-il, lui ? Que fait l’Europe ? Que fait le président de la République ? Comptons-nous, encore, en Ukraine ou ailleurs, invoquer le « droit international » ? Car nous exécrons, bien sûr, le régime théocratique iranien, ses violations des droits humains. Ce qui ne devrait pas empêcher de dire clairement : les frappes israéliennes ne sont pas légitimes. Elles sont à coup sûr illégales, contraire au droit international. C’est la ligne que la France doit défendre. Ou au moins, la gauche.