« Pays de branleurs » ? Laurence a travaillé toute sa vie, comme assistante maternelle : "On m'a mis une prothèse du genou, l'opération s'est très bien passée, j'ai remercié le chirurgien. En revanche, après, j'avais droit à un mois de convalescence dans un centre. Au bout de trois jours, le professeur qui dirige ça m'a mise dehors, très méchant, très malhonnête. 'La santé est en déficit, ça va coûter... Et puis, vous allez vous ennuyer !' J'ai protesté, parce que je n'ai personne chez moi, je suis toute seule, je ne pouvais pas marcher... 'Vous trouverez bien quelqu'un.' Ça m'a pesé. Ne voir personne. Juste une collègue pour me conduire au lit le soir... Je ne pouvais pas bouger, personne à qui parler, mon moral en a pris un coup."