« Je vous appelle, c’est pour avoir des jouets. J’ai deux enfants et je n’aurai pas de jouets pour Noël. On a tous les deux perdu notre travail : mon mari comme cariste en intérim, moi dans le ménage. Je n’avais que quelques heures, et on se débrouille pour des aides du CCAS. On va chercher de la nourriture dans les associations, mais pour les jouets… — Vous ne touchez pas le RSA ? — On a demandé, c’est en cours, mais il y a un souci de logiciel avec mon mari. Comme il percevait encore des droits en octobre, ils n’arrivent pas à l’affilier. J’aurais pu me déclarer toute seule, mais ç’aurait été de la fraude, on ne veut pas commencer comme ça. Ça nous fait des retards de loyers, on va rattraper, mais là, notre souci, ce sont les jouets. C’est pour ça qu’on a appelé partout. »