Samuel Paty : au procès, l’infâme défense des bourreaux et la honte du silence. Sefrioui, le prédicateur islamiste ayant jeté Samuel Paty à la vindicte sur les réseaux sociaux, change de pied. Sa défense ne consiste plus à refuser tout lien avec l’assassin Anzorov. Désormais, il attaque l’enseignant reprenant la rumeur : il aurait discriminé des élèves. La morale est retournée : à l’origine, le délit viendrait de Samuel Paty. Le harceler, le jeter à la vindicte, demander sa démission, ce n’était que justice, il était dans son bon droit. Sefrioui et son avocat diffament Samuel Paty, l’insultent, salissent sa mémoire et son honneur. Où sont les réactions du ministre de l’Education Nationale ? Il ne s’agit plus de justice, c’est une intimidation directe pour tout le corps enseignant : « faire votre devoir civique, éduquer, éveiller l’esprit critique est une faute et vous le payerez » disent les obscurantistes et leurs pantins qui acceptent de faire cette sale besogne. Une parole d’autorité doit venir les défendre. Et des politiques, de la gauche ? Que nous valent ces pudeurs de gazelle quand l’honneur d’un enseignant décapité pour transmettre les valeurs de la République est ainsi souillé en place publique ? Samuel Paty est pour nous un héros humaniste dont la mémoire doit être honorée.