Dans les métropoles, la gauche tient bon. La victoire passera par une alliance sans exclusive de LFI au Parti socialiste pour des municipalités qui protègent, qui améliorent la vie. L’heure est à la mobilisation. Ne laissons pas Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux revenir 15 ans en arrière ou, pire, dans les mains de l’extrême droite, qui en ferait un trophée dans sa course à l’Elysée. Et des conquêtes sont possibles à Nîmes, Limoges, Saint-Etienne, Amiens, Limoges… Mais les commentaires de plateaux télé ne doivent pas masquer les mouvements de fond, sous les radars: à Douai, Chatellerault, Cagnes-sur-Mer, Montauban, Carpentras, La Flêche, Castre, Montargis, Carcassonne, Vierzon... Dans la France des sous-préfectures, l'extrême droite est souvent en tête. Après les législatives de 2022, les européennes et législatives de 2024, c’est une nouvelle marche. Moins tonitruante, certes. Mais bien réelle. Après 10 ans de macronisme, c’est le seul bloc qui progresse, patiemment, d’élections en élections. Rien, jusqu’à présent, n’arrive à endiguer la vague et encore moins à la faire refluer, à l’éloigner. Et encore moins le match déprimant des deux gauches irréconciliables. J’en profite pour féliciter mon camarade et ami Guillaume Ancelet, devenu maire de Rosières-en-Santerre, dans des terres populaires et ouvrières où l’extrême droite d’habitude domine. Hauts les cœurs pour le second tour, pour transformer l’essai ou coiffer l’adversaire au poteau, même à la 82ee minute !