Ces images nous affligent, nous meutrissent. En 1992, lors de la commémoration du 50e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, Robert Badinter disait, dans une colère froide, sa honte devant les huées à François Mitterrand : « vous desservez la cause que vous prétendez défendre ». Les enfants juifs d’Ozar-Hatorah assassinés par le terroriste islamiste Mohamed Merah en 2012 n’appartiennent à personne sinon à toute la Nation qui pleure leur mort et honore leur mémoire. Les commémorations nationales ne sont pas le lieu des règlements de compte politique. Mes pensées aux familles, à leurs proches.