Lionel Jospin, architecte de la gauche plurielle, vient de mourir… à l'heure où il serait plus nécessaire que jamais de la ressusciter ! Son bilan, de 1997 à 2002, est pour nous contrasté. Côté plus, les emplois jeunes, la CMU, les 35 h (première version). Dans la colonne moins, plus de privatisations que la droite, la signature du traité d’Amsterdam (contre les promesses faites), l’acceptation de la mondialisation à l’heure où elle triomphait. Et une campagne de 2002 qui oubliait le peuple, le pays, et qui ouvrit la voie, pour la première fois, au second tour de la présidentielle, au Front national. Mais il restera par-dessus tout la capacité à faire dialoguer, sous sa houlette, socialistes, communistes et écologistes, à mettre autour de la table du Conseil des ministres des personnalités aussi diverses que Martine Aubry, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Voynet et Marie-George Buffet… Nous en aurions tant besoin ! Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.