« À tous les malades de l’Encéphalomyélite Myalgique, dont on nie les souffrances dans le corps médical en France et dans le monde. Il y a urgence sanitaire. » Arnaud Denis avait 40 ans quand on lui a posé une prothèse de hernie. Une opération banale. Trois ans plus tard, il s'est fait euthanasier en Belgique. Entre les deux, 12 passages aux urgences en un an. Et toujours la même réponse. « Vous n'avez rien. » « Le scanner est normal. » « C'est l'âge, monsieur. » « Rentrez chez vous. » Il demandait simplement à être hospitalisé. Examiné. Soulagé. Il n'a même pas eu droit à un traitement de la douleur. Seul son médecin traitant a remué ciel et terre. Écouter les malades, c'est là que commence le soin. Pensées à ses proches, et à toutes les personnes atteintes d'encéphalomyélite myalgique, victimes de l'abandon et du déni médical en France. Son dernier message commence par ces mots : « J'en ai fini avec la maltraitance médicale. »