Dans protéger, il y a le toit, tectum en latin. Si on n’est pas bien chez soi, si on n’a pas un endroit où on se sent protégé, en sécurité, où on peut respirer, s’arrêter, si on n’a pas ce lieu qui est aussi un nid, toute la vie finit par aller mal. Dans la pyramide de Maslow, le logement est au principe des besoins fondamentaux. Or aujourd’hui, il est avant tout source d’angoisse. Le logement est le nœud de la société. Il contraint les Français dans leur porte-monnaie : alors que les salaires progressaient difficilement, les loyers ont explosé. Le logement représente aujourd’hui un tiers du budget des ménages, et encore davantage pour les familles populaires et les jeunes. Il contraint les Français dans leurs désirs : l’une des premières raisons pour laquelle les jeunes couples repoussent leur désir d’enfant, c’est le logement, révélant un lien malheureux entre natalité et mètres carrés. Il contraint les Français, et surtout les jeunes, dans leur horizon : à l’angoisse de Parcoursup succède l’angoisse de la course pour trouver un appartement, une coloc, une sous-loc. Il contraint les Français dans leur travail : le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, reconnaissait lui-même que le logement était le premier frein pour venir s’installer dans une autre ville, une autre région, pour y travailler. Non seulement les Français ont du mal à se loger, mais en plus ils se logent mal. Entre passoires l’hiver et bouilloires l’été, le mal-logement se superpose aux inégalités et à la souffrance. Emmanuel Macron promettait la fin des passoires thermiques en 10 ans. Au rythme actuel des rénovations, il faudrait plusieurs décennies pour y parvenir. Et pourtant, la France consacre 1,6% de son PIB au logement, par des aides et des niches fiscales, bien plus que ses voisins européens. « Nous Président », nous ferons du logement une priorité pour libérer les jeunes, les couples, les travailleurs. Avec une obsession : la régulation en amont, le retour des règles pour le marché, plutôt que la profusion des aides pour compenser ses failles. Avec le plafonnement des loyers partout, du logement qui sert à se loger plutôt qu’à spéculer, des foyers de jeunes travailleurs, du logement public pour les étudiants, pour mettre fin à l’angoisse et s’autoriser à rêver par-delà les murs. "Face à la crise du logement : Faire sauter le verrou", notre nouveau cahier de campagne à retrouver sur https://t.co/hB5rn1EsKD