Parce qu'à Lens, un lycéen vient d'avoir la main arrachée. Parce que le pire peut encore advenir. Parce qu'il faut une réponse politique, et non une réponse policière. Avec Dominique de Villepin, malgré nos différences, nos divergences, on s'est assis avec les lycéens. Pour les écouter. Pour proposer un minimum commun. Le maintien de l'ordre doit protéger notre jeunesse, pas la mettre en danger. Les moyens pour l'Éducation nationale, la rénovation des lycées, le recrutement des enseignants doivent être sanctuarisés, et non pas diminuer avec les effectifs. Parcoursup doit être supprimé, et l'orientation se faire, non par algorithme, mais avec de l'humain en face de l'humain. Les lycées professionnels ne doivent pas être oubliés, cette voie doit être choisie et non subie, à la fin du collège, puis avec une seconde pour essayer. "Il n'y a pas de politique à avoir pour la jeunesse", déclarait Emmanuel Macron. C'est le choix d'un abandon. Il faut au contraire en faire notre priorité. Sur ça, nous parvenons à nous accorder.