La mort ne peut pas être un sujet tabou, silencieux. Malgré des avancées considérables ces dernières années, certains de nos concitoyens se trouvent parfois impuissants face à la maladie et la douleur. Voilà pourquoi, conformément à son engagement de 2022, le président de la République a annoncé une nouvelle étape dans le modèle français de la fin de vie. Parce que la mort fait partie de la vie. Parce que chacun doit avoir le droit de mourir dans la dignité. Cette dignité passe d'abord par un meilleur accès aux soins d'accompagnement partout sur notre territoire. Le texte le prévoira et nous présenterons dans les prochaines semaines une stratégie décennale pour les soins palliatifs. Mais parfois, ces soins ne suffisent plus. Parfois, malgré l’engagement et le dévouement de nos soignants, la vie n’est plus vraiment la vie. Le texte que nous proposons prévoit donc une aide à mourir, encadrée par des conditions strictes, des critères précis et une décision revenant à l’équipe médicale. Cette loi est attendue de longue date par nombre de nos concitoyens. Elle constitue, je le crois profondément, un progrès pour notre pays. Avec mon Gouvernement, je porterai ce texte qui pourra être examiné en séance publique à l’Assemblée nationale à compter du 27 mai. À nos concitoyens qui sont confrontés à cette situation, nous devons un débat apaisé, éclairé, respectueux des positions de chacun, tout comme le débat public l'a été grâce au Comité consultatif national d'éthique et à la Convention citoyenne.