Arrivé ce matin à Kyiv pour réaffirmer, trois ans après le début de l’invasion russe, le soutien absolu que nous portons au peuple ukrainien, victime d’une guerre cynique et brutale, voulue, enclenchée et menée par Vladimir Poutine. Ce conflit a vu le pire être commis, des civils ciblés, des exécutions sommaires, des villages massacrés comme à Bucha où des familles entières ont été traquées et abattues, parfois jusque sur le seuil de leur maison. Ce conflit a vu le viol des femmes ukrainiennes érigé comme une stratégie inhumaine et assumée par la Russie. Ce conflit voit la déportation de milliers d’enfants ukrainiens vers la Russie. Des enfants arrachés à leurs familles. Comme s’il ne suffisait pas de bombarder un peuple, il fallait aussi le briser et le priver de son avenir. Toute paix négociée sans l’Ukraine serait illusoire. Elle préparerait les conflits de demain, plus forts et plus violents encore. Elle marquerait l’avènement d’un nouvel ordre mondial fondé sur la loi du plus fort et les instincts de prédation. La remise en cause de la légitimité démocratique de Volodymyr Zelensky doit constituer cet électrochoc chez les derniers Européens qui regardent ailleurs. Alors, nous devons assumer le rapport de force. Livraison de canons Caesar, livraison de Mirage-2000, formation de militaires ukrainiens, ce soutien concret et tangible apporté au peuple ukrainien, est un honneur pour notre pays. Ce sont nos valeurs de liberté universelle en actes. Et ce sont précisément ces valeurs, le droit international et le multilatéralisme qui sont ici testés par le Kremlin. Abandonner les Ukrainiens serait abandonner ce que nous sommes. Slava Ukraini ! Heroïam slava !