Notre attachement au droit international n’est crédible que si ceux qui y croient et le défendent sont forts : sinon ce ne sont que des mots creux et des incantations. Ce qui me désole le plus dans les réactions que je lis depuis hier, c’est combien certains semblent avoir intériorisé l’impuissance à agir et l’érigent au rang de doctrine : « que dirons-nous ? », ce n’est pas la question que je me pose, chère @NathalieLoiseau. Car je considère pour ma part que diriger, ce n’est pas commenter mais agir. En cas de crise, la France et l’Europe doivent avoir les moyens de faire, pas le confort de dire. La question ne peut plus être « que dirons-nous ? » mais « que ferons-nous ? ». Je ne dévierai jamais de cette ligne.