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Gérald DARMANIN

2024-10-03 22:43 original

Pourquoi il ne faut pas augmenter les impôts… (car cela fait augmenter le chômage) (en 5 points) : 1. Si nous n’avons pas tout bien fait, la grande réussite de notre ex-majorité et du Président de la République est indéniablement la réussite économique : baisse du chômage au plus bas depuis 40 ans, croissance la plus élevée en Europe, pays le plus attractif d’Europe pour les investissements. C’est un héritage très important. À Tourcoing on est passé de 18% à 11% de chômage. Dans notre Nord, à Dunkerque et Valenciennes les usines rouvrent. Cela a été possible grâce à notre politique économique et fiscale « pro entreprise » marquée par une absence d’idéologie fiscale et une baisse des impôts importante. 2. L’augmentation des impôts (un « choc » de 15 à 18 milliards d’après la presse) de ce niveau ne peut se concentrer seulement que « sur les ménages les plus riches »… Il y a donc évidemment d’autres augmentations d’impôts prévues qu’un nouvel ISF qui serait, je le sais, plébiscité mais absurde économiquement (les riches, dans le Nord, partiront en Belgique). Derrière ce « choc » se cache donc une augmentation très importante de l’impôt sur les sociétés qui va avoisiner le taux trouvé en 2017 sous François Hollande… Derrière ces « grandes » entreprises concernés, il y a des centaines de milliers d’emplois, des sous-traitants (donc des PME) et des négociations salariales. Il y aura aussi sans doute une augmentation des taxes de l’électricité et du gaz pour les Français et hausse du coût du travail par la fin de certains allègements de charges. 3. Vu la trajectoire budgétaire annoncée, rien ne sera temporaire ou exceptionnel. Et, de manière générale, ce qui compte c’est la stabilité fiscale. Il ne faut pas de changement de cap… qui fait naître de l’incertitude pour les investissements et donc fait porter vers d’autres pays ou d’autres temps les investissements et donc l’emploi. 4. Si nous acceptons cela, non seulement nous ferions l’inverse de ce que nous avons fait depuis 7 ans mais surtout nous préparerions une hausse du chômage qui toucherait, en premier, les plus modestes, les travailleurs de notre pays et les territoires comme le notre. 5. Pour réduire le déficit (comme nous l’avons fait quand j’étais ministre des comptes publics entre 2017 et 2020), il y a trois solutions : d’abord d’encourager la croissance et cela se fait sans augmenter les impôts. Ensuite, nous devons travailler davantage en remettant en cause le temps de travail. Enfin, en proposant des réformes d’économies : versement unique social, fin de la prime d’activité (12 millards d’euros !) en échange d’une augmentation du smic, reprise de la réforme de l’assurance chômage… Je vais avoir l’occasion bientôt de revenir sur ces sujets lors d’une entrevue plus longue à la presse que je relayerai ici. J’espère que nous trouverons, avec @MichelBarnier, les moyens de nous mettre d’accord sans casser la croissance et sans voir revenir le chômage.