Dans quelques jours, les députés devront prendre une décision extrêmement importante. J’espère, pour le bien de mon pays, qu’ils ne censureront pas le Gouvernement de Michel Barnier, qui fait tout son possible dans des circonstances très difficiles. Dans les temps troublés que vivent la France et le monde, rajouter de l’instabilité institutionnelle et budgétaire serait un comportement funeste et désastreux. Le Gouvernement a besoin de temps pour l’action, la France a besoin de stabilité et de sérénité. Dans un concert des Nations bousculé, la France ne peut voir sa voix affaiblie. C’est pour cette raison aussi, que le pouvoir doit entendre les demandes de modifications du budget : il vaut mieux un budget substantiellement modifié que pas de budget du tout... Ces demandes de modifications sont légitimes : elles correspondent aux souhaits démocratiques de millions de citoyens français qui se sont exprimés en juin. Pour le bien de la France, je crois qu’il faut un geste de compromis concernant la taxe sur l’électricité et la non-augmentation des charges. La main doit être tendue aux parlementaires qui ne souhaitent pas censurer le Gouvernement a priori. Ce dialogue inclut, bien évidemment, de discuter aussi avec les députés du RN. Leurs onze millions d’électeurs, qui sont bien souvent les déçus des partis dits de gouvernement, ne peuvent être méprisés, encore moins exclus du champs démocratique. Il faut tout faire pour éviter la censure du Gouvernement. C’est l’intérêt national qui le commande.