La Justice doit aider le monde économique et ses travailleurs ! La justice civile économique doit devenir une force pour notre pays. Trop de chefs d’entreprises et de salariés s’en méfient. Trop de décisions importantes sont retardées par des formalités superflues. Trop d’énergie a été perdue dans des procédures inutiles. Depuis plusieurs mois, nous changeons de cap. Nous sécurisons le droit des sociétés pour que les décisions des dirigeants ne puissent plus être renversées pour un simple vice de forme. Nous remettons de l’ordre dans le droit des entreprises en difficulté pour que des PME viables ne soient plus envoyées au tapis faute d’avoir trouvé, à temps, la bonne voie de sortie. Nous construisons un droit de l’arbitrage lisible, moderne, ambitieux, pour que la Place de Paris joue dans la cour des grandes capitales juridiques. Et nous protégeons les entrepreneurs : créer une activité ne doit plus exposer leur vie privée (nous sommes en train d’anonymiser désormais les déclarations de domicile). Nous devons aussi inverser la logique du recouvrement : une créance non contestée doit être payée, point. Plus question de laisser une PME attendre des mois pour récupérer une facture parce qu’il faut d’abord saisir un juge. Le juge interviendra quand il y a un vrai désaccord, pas pour valider l’évidence. Nous devons également, avec lucidité, travailler à une amélioration du conseil des prud’hommes. Malgré l’énergie des femmes et des hommes qui organisent cette justice, les délais sont trop longs et les appels trop nombreux. Le système ne tient que difficilement. Nous devons, avec les partenaires sociaux, le repenser pour qu’il redevienne une justice de confiance, utile pour les salariés comme pour les employeurs. Nous devons travailler et aider davantage les tribunaux économiques et les tribunaux de commerce. Mon objectif est clair : une justice économique qui accélère, qui sécurise, qui protège. Une justice qui cesse de freiner ceux qui créent de l’emploi et qui font vivre notre économie.