Me rendre à la Cour pénale internationale était un engagement auquel je tenais particulièrement. En un petit quart de siècle d’existence, c’était la première fois que la France était représentée au niveau ministériel à l’Assemblée des États parties. Il était temps et le moment le justifiait particulièrement. Les génocides, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre doivent être poursuivis et jugés par une juridiction internationale indépendante, impartiale, intervenant sans double standard sur tous les continents, au service du droit pénal international et des victimes. Ces principes méritaient d’être rappelés. Le soutien permanent - à la fois politique, budgétaire, humain et logistique de la France - également. La Cour pénale internationale doit être préservée de toute entrave et protégée contre toute menace affectant sa cybersécurité ou la vie privée et familiale de ses personnels. Encore une fois, j’adresse mes plus chaleureux remerciements et mon plus profond respect à la Présidente Tomoko Akane, à la Vice-Présidente Reine Alapini, au Procureur adjoint Mame Niang, au Greffier Osvaldo Zavala Giler et au juge français Nicolas Guillou.