Très bientôt, un statut de « repenti » à l’italienne. La loi narcotrafic que nous avons adoptée a, outre la mise en place du parquet national anti-criminalité organisée et des prisons de haute sécurité, créé un statut spécifique pour les « repentis », qui veulent sortir de la criminalité en aidant la justice, par la transmission d’informations importantes. Cette semaine, j’ai envoyé au Conseil d’État le décret relatif au statut des « repentis », étape importante et attendue de la mise en œuvre de cette loi. Ce décret modifie en profondeur le dispositif des repentis en créant un véritable statut, via une « contractualisation » avec la Justice. Il confie à la commission nationale de protection et de réinsertion (CNPR), la responsabilité de fixer les mesures administratives de protection dont peuvent bénéficier non seulement les « repentis » et leurs familles, mais aussi les victimes et les témoins dans les procédures pénales relatives à la criminalité organisée. C’est donc une nouvelle et grande étape franchie dans la lutte contre la criminalité organisée.