Pendant des années, nous nous sommes battus pour que le nucléaire ait une place de choix dans la taxonomie verte européenne, face à l'obscurantisme des prétendus écolo et au dogmatisme de la Commission européenne qui a poussé à la réduction de la part du nucléaire en Europe. Ursula von der Leyen reconnaît aujourd'hui que c'était une "erreur stratégique". C'était en réalité plus que cela : c'est une faute historique qui a fait perdre un temps précieux à notre continent, coûté cher à la compétitivité de ses entreprises et au pouvoir d'achat des citoyens. Cet aveu tardif doit s'accompagner d'une remise en cause profonde des règles européennes du marché de l'énergie, qui empêchent la France de bénéficier de l'avantage de son parc nucléaire.