´ Nous avons condamné le massacre antisémite du 7 octobre en Israël. Nous avons caractérisé le Hamas comme organisation islamiste terroriste, refusant de l’assimiler aux Palestiniens et à leurs revendications d’un État. Nous avons critiqué l’Iran, les arrestations et ses milices cherchant à détruire l’État israélien. Nous avons condamné le Hezbollah et jugé légitime la riposte d’Israël à partir du moment où ce mouvement militaire-religieux lié à l’Iran s’attaquait aux populations israéliennes. Nous avons défendu le droit d’Israël à se défendre, tout en indiquant que ce n’était pas pour faire n’importe quoi, en particulier à Gaza ou en Cisjordanie. Nous avons exigé la libération des otages israéliens. Nous avons demandé un cessez-le-feu pour ce faire, et un certain nombre furent libérés. Nous avons manifesté à Paris contre l’antisémitisme, malgré la présence de l’extrême droite. Nous avons toujours été vigilants, et de tous les combats, contre toutes les formes d’antisémitisme dans le pays, jusque dans la gauche. Nous avons combattu ceux qui font commerce du malheur des Palestiniens à des fins électorales. Nous n’avons jamais confondu le peuple israélien et l’extrême droite qui gouverne Israël. Nous avons soutenu les manifestations contre Netanyahou avant le 7 octobre, et depuis. Au nom de quoi devrions-nous aujourd’hui être indifférents à l’horrible situation des Gazaouis ? Ce n’est ni l’image que nous faisons des pères fondateurs d’Israël, ni de son peuple, encore moins de l’humanisme que nous défendons partout et pour tous. Devons-nous nous taire sur le blocus humanitaire à Gaza ? Est-il possible de ne rien dire par peur d’alimenter l’antisémitisme ? Au contraire, ne rien faire ne serait-il pas l’alimenter ? N’est-il pas temps que cela cesse ?’ JC Cambadelis. 10 mai 2025.