Monsieur le Député, Rien ne vous oblige à me "répondre", car je ne m'adresse aucunement à vous : j'aborde chaque jour, avec le plus grand sérieux, le budget de mon pays, car ces enjeux nous concernent tous. Vous avez le droit de penser que vos taxes sont bonnes pour notre économie. Souffrez que je puisse faire entendre une autre voix, sans qu'il soit nécessaire de tomber dans les invectives. Ceux qui nous lisent détestent ces crêpages de chignon, et ils ont raison. Vous savez parfaitement que vous auriez pu faire adopter des baisses d'impôts, car le gouvernement lève quasi-automatiquement le gage. D'ailleurs, un amendement de baisse d'impôt (PS) a bien été adopté et votre Président, Jordan Bardella, le comptabilise comme une "victoire incontestable du RN". Oui, même le PS, avec deux fois moins de députés que vous, a gagné au rapport de force contre le gouvernement ! Vous ne l'avez pas fait, parce que vous n'avez pas voulu le faire, pas plus aujourd'hui qu'à l'époque de Barnier, quand je suggérais que vous pouviez obtenir des avancées concrètes pour les Français en menaçant de censurer, au lieu de censurer sans rien demander. Si vous l'aviez fait, j'aurais applaudi volontiers, comme j'ai applaudi le beau symbole de votre résolution sur l'Algérie. Vous avez préféré inventer 8 nouvelles taxes dans votre contre-budget et en voter 12 autres avec la gauche. Enfin, si vous tenez à la vérité, vous expliquerez à vos électeurs pourquoi vous vous êtes targués hier d’avoir « baissé la pression fiscale », alors que vous nous dites maintenant que c’est inconstitutionnel. Bonne journée, et votez bien cette semaine !